CHAPITRE LXXXIH. la-J
ressources capables de la refaire et de la mettre en état de continuer sa pénible retraite. Le quartier impérial y arriva le 9, rannée n’y fut reunie que le i3. Lesapprovisionnemens étaient au-dessous des ' besoins ; les dilBcultés des transports, la négligence ou I infidélité des employés avaient déjoué la prévoyance de 1 Empereur. Le corps de Victor pendant deux mois de séjour, la garnison, quinze mille blessés ou malades, les troupes de passage avaient consomme soixante mille rations par jour. Du moins si l’on avait pu, par des distributions régulières, proportionnellement répartir ce qui restait! mais la désorganisation avait produit l’indiscipline, la ' faim força les consignes , les magasins furent au pillage.
Napoléon apprit que, le 4, Victor avait quitté Senno pour se reporter en avant et regagner Lukoml. Cette contre-marche mettait à découvert Witepsk et les magasins qui y avaient été formés, mais elle devait empêcher les Russes de s’avancer entre de Wrède et le 9' corps pour s’emparer des communications de la Grande-Armée et des passages de la Bérézina. Chaque manœuvre avait des inconvéniens ;
,ie pire de. tous était l’indécision et la perte du temps. L’Empereur écrivit à Victor de marcher, sans perdre un moment , droit à l’ennemi , dans la direction de Polotsk, et de rejeter Wittgenstein au-delà de la bwina,ou s’il était difficile de lui livrer bataille, de manoeuvrer de manière à menacer sa retraite et ses communications sur cette rivière. Oudinot , rétabli
de sa blessure , venait de reprendre le commande* ment du a* corps; Napqjiéon lui ordonna de se diri* ger sur Bobr, pour gagner la route de Smolensk à Minsk, se placer en échelons entre la Bérézina et l’armée française , et lui servir d’avanl-garde.
tilAPlTRE LXXXit.