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réunir les officiers auxquels il restait uii cheval, pour en former quatre compagnies de cent cinquante hommes chacune. Les généraux y faisaient fonction d’officiers, et les colonels celle de sous-officiers. Cet escadron sacré, commandé par le général Grouchy , et sous les ordres de Murat, ne perdait pas de vue l’Empereur dans tous les mouvemens.
Le 1 9 apres midi , on atteignit Orcha. On y trouva des magasins de vivres, quarante pièces de canon et detix équipages de pont. Il n’y avait pas assez de chevaux pour tout emmener; on donna la préférence aux canons; pour doubler les attelages conservés, on brûla , outre les équipages de pont , des voitures de bagages , de [xipiers. L’assurance de Napoléon croissait avec le péril; à ses yeux, au milieu de ces déserts de boue et de glace, quelques milliers d hommes qui lui restaient étaient toujours la Grande-ûrmée , et lui le conquérant de l’Europe. Il hésita sur le parti à prendre. Irait-il avec tout ce qui lui restait de forces organLsées au devant de Tschichagof? Se jetterait- il , au contraire , sur Wittgenstein , en allant se réunir à Victor ? La crainte que Rutusof ne se joignît à l’armée de Moldavie, et ne le prévint à Wilna, lui fit craindre de s’aventurer sur la direction de Polotsk. D’ailleurs, en forçant de marches, il espérait encore prévenir Tschichagof sur la Bérézina.
Le ao , on qputta Orcha et le Dniéper. Davoust et Eugène y attendirent quelques heures le maréchal Ney. Depuis qu’on avait quitté Krasnoï, on n’avait
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