‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 64 sur 300 · I-a confiision fut à son comble. On sortit de Wilna · texte numérisé non relu

I-a confiision fut à son comble. On sortit de Wilna

l5o ■ EMPIRE. 1812.

avec la même précipitation et encore plus d’encombrement qu’on y était entré. Les efforts de quelques chefs pour rallier les soldats étaient inutiles. Un seul qui , depuis le commencement jusqu’à la fin de cette fatale campagne, s’immortalisa par son intrépidité et l’énergie de son caractère , le maréchal Ney, eut assez d’ascendant pour réunir quelques braves que n’abandonnait pas leur force morale, et se dévoua pour servir d’arrière-garde et couvrir la déroute. Les Russes entrèrent dans Wilna où ils trouvèrent les magasins encore bien fournis, et des milliers d’individus laissés dans les hôpitaux, ou qui étaient restés dans la ville, préférant les rigueurs et la honte delà captivité aux dangers et aux souffrances de la retraite. A une lieue de Wilna, l’armée rencontra la hauteur et le défilé de Ponari, c’était comme un mur de glace : les chevaux ne purent y gravir; les bagages, les canons, les blessés, quatre mille charrettes, tout vint achever de s’abîmer devant cet obstacle insurmontable , qu’avec quelque prévoyance on aurait pu tourner. On fut obligé de mettre le trésor de l’armée à la disposition du siddat, ponr qu’il ne tombât pas au pouvoir de l’ennemi.

.Enfin, le i3 décembre, après quarante^six jmirs de marche, l’armée trépassa de Niémen à K.owno. Les historiens ne sont pas d’accord; sur la force de ce grand débris; ils varient depuis vmgt mille jusqu’à trente-six mille hommes. Avec les corps de Poniatowski , de Reynier, de Schwarzenberg , de Macdonald , composés pour la plus grande partie d e-

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