‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 85 sur 300 · CHAPITRE 1.XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1.XXXVI

les représentations 4u vicerroi, de Sertitier e( des généraux, il ab^donna l’armée et partit pour ses états (16). Le prince Eugèpe prit le commandement. Napoléon écrivit à la reine de Naples : « Votre mari est un fort brave homme sur le champ de bataille, mais il est plus faible qu’une femme ou qu’un moine quand il ne voit pas l’ennemi : il n’a aucun courage moral, v U écrivit à Murat luiTméme à-peu-près dans les mêmes termes, et ajouta : « Je suppose que vous n’étes pas de ceux qui pensent que le lion est mort. Si vous faisiez ce calcul, il serait faux. Vous m’^tvez fait tout le mal que vous pouviez depuis mPh départ de Wilna : le titre de roi vous a tourné la tète. » Quelle que fût hi pensée du Murat, il cédait évidemment à un calcul tout personne}. U espérait seul conserver spn trône Illusion fatale! exempde fu-

neste I Sur quel allié devait compter Napoléon , abandonné par sqn beau-frère? Cet évènement fut annoncé par le dans des termes peu ho-

norables pour Murat : o Le roi de Naples étant indisposé, a quitté le commaudement de l’armée qu’il a remis entre les mains du viçe-roi. Ce dernier a plus d’habitude des grandes administrations , U a la confiance de l’Empereur. »

In défection des Prussiens ne pouvait être qu’agréable à l’Autriche, mais elle n’en parut point ébranlée. Cet évènement fut considéré par Metternich comme une prpuye de ce qu’fi avait dit souvent

l*cUre.< dos jsnvier.

Iq6 empire. — AN l8l3.

k Otto de la grisca fidea des Russes et de la position embarrassante où se trouvaient la plupart des souverains à l’égard de leurs troupes et de leurs peuples. La Prusse ayant soin de communiquer ses doléances au cabinet de Vienne , il la rassurait et l’engageait à ne pas dévier de son système; il applaudissait aux bases proposées par Napoléon pour la paix avec la Russie et avec l’Angleterre, les trouvait trop généf-euses, et priait instamment de ne pas en parler et de le laisser faire; il prenait sur lui toute la responsabilité. Mettemicli envoyait à Londres Vissenberg, homme habile, discret, pariant la langue anglaise, connaissant à fond le système commercial de l’Europe. Sa mission était purement autrichieUne, et il laisserait entrevoir que si l’Angleterre ne faisait pas la paix, les puissances du continent travailleraient sans elle à une pacification générale qui pourrait être suivie de l’exclusion totale du commerce anglais. Lebzeltern fut envoyé à Wilna pour parler de paix , écouter et voir venir les Russes. ‘

Dans le même moment (22 janvier), l’Autriche ordonnait à Schwarzenberg d’abandonner le grandduché de Varsovie, de séparer sa retraite de Reynier et de rentrer en Gallicie. Il céda la capitale aux Russes , avec une capitulation pour les habitons.

La conduite du maréchal autrichien n’était pas une défection ouverte comme celle du général Yorck. En laissant à Tschichagof le champ libre pour arri-

' Lettres d’Otto , 1 1 et janvier.

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