‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 93 sur 300 · CHAPITRE LXXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXVI

Menus plaisirs. • a4,6i6

Pensions et secours 549,980

F#tes publiques i,43o,ooo

Dépenses imprévues 600,000

Tableaux et statues a,ai4,5a6

Gravures et souscriptions 178,000

Frétens ordonnés par l’Empereur 84? ,33o

Hospices de Compiègne îo.ooo

Secours aux indigeus 4ao,ooo

Manufacture de sucre de betterave aSo.ooo

Trésorier général 2,aa4>44a

Secrétairerie d’État 3,3^7,387

Total 174,808,93?

Recettes »4g,oai,956

Excédant. 7*,*’3,ot9

Le terme moyen de la recette par an était d’environ 27 millions, et celui de la dépense de i5 à i6. Si Napoléon fut resté premier consul , dans l’espace de moins de dix ans, a 00 millions de plus eussent été employés à des dépenses utiles pour la France.

Les effets du système continental avaient été singulièrement atténués par les mesures qu’avait prises la Russie dès la fin 1810, et par la résistance de la Suède à sa stricte exécution dans ses ports. Les désastres de la campagne de 1812 avaient porté un coup fatal au système , et rendu un grand service à l’Angleterre ; les puissances du Nord favorisaient à l’envi son commerce, à mesure qu’elles échappaient à la domination de la France. Le système y dégénérait en une spéculation fiscale.

Chacun des bâtimens expédiés par licence, ayant payé à son retour environ un million de droits d’en-

Il 8 EMPIRÉ. AN l8l3.

trée, on jeta les licences à pleines mains pour procurer de l’argent au trésor, et soutenir l’industrie en vidant ses magasins par les exportations obligées de ses produits. Au mois de janvier, cent onze licences furent délivrées. Pour faciliter les expéditions, on étendit la liste des objets à exporter en contrevaleur, aux porcelaines , meubles , bronzes dorés et livres. L’armateur qui voulait importer pour un million de denrées coloniales , aurait fait un marché de dupe, s’il avait exporté pour un million, valeur réelle, de produits fabriqués. Il cherchait donc à faire admettre au-dessus de leur valeur des objets achetés à vil prix. Il en empruntait à des propriétaires moyennant «ne jH'ime qui s’éleva de 5 à a5 pour cent. Ces spéculations devinrent à Paris la matière d’un agiotage très animé. Les livres entrèrent pour une grande masse dans ce trafic : on vida les magasins de vieux ouvrages qui ne se vendaient plus, on fit même exprès de nouvelles éditions; on jetait tout cela à la mer; c’était , disait-on, non plus ad uaum DelpJUm, mais ad tisum delphinorum. Toutes ces expéditions n’eurent pas le même succès, il y en eut de fort mauvaises; elles produisirent un mouvement factice et désordonné -dans le commerce; le bénéfice le plus clair fut pour la douane.

On publiait des calculs sédnisans sur la fabrication de Tindigo-pastel , mais elle n’avait pas acquis un grand développement. On ne pereista pas -moins à l’encourager : le droit perçu à l’importation de

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