‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 94 sur 300 · CHAPITRE LXXXVT · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXVT

l'indigo étranger fut augmenté de 200 francs par quintal métrique; la somme provenant de cette augmentation fut affectée aux dépenses des trois fabriques impériales établies, et l’excédant réparti en encouragemaat aux fabricans qui justifiaient d’une fabrication annuelle au-dessus de deux cents kilogrammes d’indigo. Trois fabriques impériales furent créées à Toulouse, à Turin, à Florence; trente élèves y étaient entretenus.*

Quant à la fabrication du sucre de betterave, le problème était résolu; elle était en progrès et en grande activité.

Malgré les désastres de la campagne de Russie , l’Empereur continua à s’occuper des grands travaux qui étaient en exécution. Il y fut employé moins de fonds, aucun ne fut abandonné, soit qu’il craignit d’ébranler la confiance publique, soit q«’il en eût toujours dans sa fortune. Après avoir visité les ateliers de Ghaillot, il dicta au grand-maréchal une note pour servir d’instruction à l’architecte Fontaine et à l’intendant Costaz, au sujet du palais du roi de Rome, il ne voulait pas cpi’on l’entraînât dans des déposes trop fortes; le pedais devait être moins grand que Saint-Cloud , plus grand que le Luxembourg, le second après le Louvre, un pOu plus beau que l’Élysée, qui était un des plus beaux de Piwis, et ne coûter que 16 millions. Il voulait pouvoir l’habiter quand le seisrième million seraât dépensé.

* 'Décret du 14 janvier.

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Il fallait commencer par les plantations, déterminer l’enceinte et la former. Le projet une fois adopté serait par lui mené grand train. Il s’agissait, non d’une chimère pour le plaisir de l’architecte , mais d’une chose réelle pour lui. Si l’on faisait des choses à prétention , il en serait de ce palais comme de celui du Louvre qui n’avait jamais été achevé.

L’Élysée ne plaisait point à l’Empereur, il trouvait les Tuileries inhabitables. Rien ne pourrait lui plaire que ce qui serait extrêmement simple et bâti suivant ses goûts et sa manière de vivre. Il lui fallait en quelque façon un Sans-Souci renforcé, un logement d’habitation , comme celui d’un riche particulier, celui de son petit appartement à Fontainebleau , très près de celui de ITmpératrice et au même étage. Il lui fallait enfin un palais de convalescent ou d’un homme sur le retour de l’âge.

Dans le plan général des embellissemens de Paris , la salle de l’Opéra ne devait pas rester où elle existait. On proposait de la construire sur l’emplacement de la fontaine du Palais -Royal, dans l’espoir que son exécution nécessiterait la démolition des maisons situées entre le Louvre et les Tuileries , faciliterait l’adoption du projet favori de l’architecte, Fontaine , l’aile transversale.

Les architectes seuls, dit l’Empereur, étaient de cet avis ; cette subdivision détruisait la grandeur. Il importait peu qu’im grand édifice n’eût pas une régularité complète. Les gens de l’art voyaient seuls ces défauts. C’étaient des niaiseries qui frappaient

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