‹ Le Consulat et l'EmpireChapitre 95 sur 300 · CHAPITRE LXXXVr · texte numérisé non relu

CHAPITRE LXXXVr

le plus petit nombre. Ce qui était vrai était toujours beau. Les petits édifices , ceux qui pouvaient avoir été bâtis en peu d’années , devaient avoir une symétrie parfaite ; mais les monumens des siècles avaient la couleur et la forme des divers temps où ils avaient été élevés.

On travaillait encore aux embelbssemens des jardins du sénat, au palais de la Bourse, à celui du Temple , à l’obélisque du Pont-Neuf. On y détruisit la machine hydraulique dite la Samaritaine.

L’avant-port de Cherbourg , entrepris depuis dix ans, était achevé. Le bassin, taillé à cinquante pieds de profondeur dans le roc , avait neuf cents pieds de long sur sept cent vingt de large , quatrevingt-seize pieds d’ouverture ou passe; il pouvait contenir quinze vaisseaux de ligne. Le 1 5 août avait été choisi pour y introduire les eaux de la mer; pour cela , il fallait détruire un immense batardeau qui soutenait tous les efforts de l’Océan. Cette opération, dont on fit une fête, s’exécuta, le 26, en présence de llmpératrice. On pratiqua trois ouvertures dans le batardeau. La mer y entra successivement , finit par le briser et s’y répandit en torrent.

L’Empereur approuva le projet du canal de la mer Baltique au Bhin.

A Turin , les fortifications étaient détruites , les remparts, qui masquaient la vue de la belle colline que côtoie le Pô , transformés en boulevards , en allées, en plantations; au pont en pierre sur le

EMPIRE. — AN l8l3.

Pô, des cinq arches trois étaient achevées, et les deux antres sur le point de l’étre.

Les écoles vétérinaires furent portées au nombre de cinq, savoir : de première classe, celle d’Alfort, et de seconde classe celles de Lyon , de Turin, d’Aixla-Chapelle et de Zutphen , département de l’Yssel supérieur. L’enseignement se divisait en deux cours : le premier pour former des maréchaux vétérinaires, et le second des médecins vétérinaires. Ils pouvaient être seuls employés dans les établissemens et pour les services publics, militaires et civils. Il y avait des élèves du gouvernement et des pensionnaires. Cette institution reçut un grand développement, tant pour les besoins de l’agriculture que pour ceux de l’armée. ‘

^ Diécret do 1 5 janvier.

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