‹ Le Contingent des Sucres RéunionnaisChapitre 16 sur 52 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

- Nécessité de la participation coloniale aux accords de 1931

Difficultés soulevées par la Détermination du Contingent Colonial Les Intérêts en Présence (x)

L'efficacité de l’action de l'Association Syndicale postulait la participation de la totalité de la production française.

La restriction de la production, le stockage ou l’exportation des excédents, la campagne pour le développement de la consommation du sucre, imposaient des sacrifices aux membres de l'Association Syndicale. Grâce à eux et sans supporter aucune charge, la minorité dissidente métropolitaine (qui groupait 15 % environ de la production) et les colonies importatrices bénéficiaient de cours rémunérateurs. Au surplus, elles étaient tentées (et certains producteurs ne se firent pas faute d’en profiter) d'accroître leur production)

L'action bienfaisante de l'Association Syndicale risquait d’être compromise. À la vérité, dès sa constitution,

(x) Pour le détail des pourparlers, voir d’opuscile de Monsieur le Sénateur Bénard : L'Ile de la Réunion et le Contlingentement des sucres, 1934, auquel nous avons fait de larges emprunts.

l'Association ‘Syndicale s'élait mise en rapport avec le « Syndicat Général des Producteurs de Sucre et de Rhum des Colonies Françaises » en vue d’une collaboration éventuelle.

Les coloniaux admirent le principe de la collaboration et des pourparlers s’engagèrent. Ils devaient durer trois ans.

Un accord intervint dès le début au sujet de la répartition des frais de stockage des excédents de la campagne 1930-1931. Les coloniaux firent ressortir que ceux-ci ne leur étaient en aucune façon imputables. Leurs importations avaient été, durant cette campagne, de 98.600 tonnes (en raffiné). Ce chiffre non seulement avait été réduit par des conditions atmosphériques défavorables mais encore se trouvait être inférieur au contingent colonial envisagé par les métropolitains pour la campagne 1931-1932. La logique commandait donc de ne pas faire supporter aux coloniaux des frais de stockage dont la responsabilité incombait aux seuls métropolitains. Ceux-ci se rendirent à ces raisons.

Les difficultés apparurent lorsqu'il s’est agi de fixer le chiffre du contingent colonial.

L'Association Syndicale proposait, pour la campagne 1981-1932, l'importation de 105.000 tonnes de sucre colonial. Ce chiffre avait été établi « d'après les trois meilleures importations globales par colonie pendant les six dernières années ». Or, pour la détermination du Contingent Métropolitain, on avait considéré les trois meilleures productions par fabrique pendant la même période. Sur ces bases, le Contingent colonial, pour la campagne 1931-1932, s'élevait à 109.051 tonnes pour une production métropolitaine de 800.000 tonnes. L

Durant la campagne 1932-1933, la production métropolitaine étant passée à 829.000 tonnes, en augmentation de

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3 %, le contingent colonial augmenta dans les mêmes proportions et fut porté à 112.322 tonnes, théoriquement réparties comme suit : (1).

HOURIOM TM RME A a 46.192 tonnes, MATUNIqUE ee ee 99,221 {Onnes, Guadeloupe. #27 27.370 tonnes, Madagascar. ....:.... .* 95.539 tonnes,

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