tonnes
L'accord ne peut ètre réalisé sur ce bases. La discussion continua jusqu’au milieu de l’année 1982 où Monsieur Léonus Bénard, Sénateur de la Réunion, fit les propositions suivantes pour la colonie qu'il représente : (2)
«Possibilité d'importation sur le Marché Français des quantités suivantes en raffiné :
DANS RETIRE CAS Ur Une let nie cleue ds 8.165 tonnes
et dans l’autre (fermeture du marché de
MAD RAS CAT AN en aies sem een à cree DE HO0DON Ces chiffres étaient obtenus comme suit
Moyenne des 3 meilleures productions de la
Colonie de 1922-23 à 1930-81, en brut.... 56.000 —
Moins : consommation locale............ 2ODO EEE D'oura exporter-en brut. ............. 54.000 — dont pour Madagascar la-moyenne de nos exportations habituelles...,............. SPORE et pour la France en brut........ M TERE 00.500 me donnant, en raffiné, après perte de 5 % au
faffinage, 430. A PSE LE SE VERT ARR LE CES Ur
(x) Journal Le Peuple, N°5 », 3, 4, 1 mars 1933. - (a) L. Bénard, op. cité, p. 11.
Re
auxquelles s’ajouteraient obligatoirement tout ou partie des quantités que le marché de Madagascar ne prendrait plus, jusqu’à concurrence de 3.300 tonnes en brut et 3.135 en raffiné.
La Martinique demandait 45.000 tonnes, soit 41.000 en raffiné. La Guadeloupe, en même temps, demanda un contingent égal à sa meilleure production de la période 1924-1980, c'est-à-dire 37.719 tonnes en brut et 36.000 en raffiné. Madagascar formula, à son tour, des prétentions vraiment excessives ; elle réclamait, en effet, un contingent de 19.000 tonnes. Ce chiffre n'avait aucun rapport avec la production de la Grande Ile.
Au contraire de ce qui s’est passé à la Réunion, l'industrie du sucre n’a jamais été le but essentiel de l’activité de Madagascar ; les rares sucreries malgaches étaient même en difficulté. De tous temps, La Réunion avait approvisionné Madagascar en sucres et lui avait acheté, en retour, des denrées alimentaires. |
Les échanges étaient nombreux entre les deux îles. Mais les circonstances avaient changé ; Madagascar voulait se doter d’une industrie sucrière, Une sucrerie qui n'était, comme l'a dit Monsieur le Sénateur Bénard, qu'une « affaire financière », se montait à Majunga. Le contingent demandé par Madagascar ne représentait donc que sa capacité de production. Il est permis, ici, de se demander si, en pleine crise, à une période de limitation mondiale de la production sucrière, la création de sucreries nouvelles S’imposait dans un pays qui ne s’élait pas senti, jusqu'alors, la vocalion du sucre. Cette création était d'autant moins nécessaire que La Réunion, toute proche, spécialisée depuis un siècle dans la production du sucre, acheteuse de nombreux. produits malgaches, ne demandait qu'à continuer à approvisionner sa grande voisine.
es eu
L'extension de l’industrie sucrière de Madagascar causait un double préjudice aux intérêts réunionnais : le chiffre exagéré du contingent malgache amenuisait la part des autres colonies et de La Réunion en particulier dans le contingent colonial global ; d’autre part, le marché traditionnel de Madagascar se fermait à La Réunion au moment même où ce pays devait trouver de nouveaux débouchés pour ses sucres hors contingent.
D'après les desiderata des colonies, le contingent colonial global devait s'élever à 144.165 tonnes, à savoir
RÉTMIO NS rte Si .. 48.165 tonnes Mértiniquet#".n... 2, ATO0E E — Guadélôupe (...:...:7., 0 ODOLE Madagascar : 4.47... 19.000 —