‹ Le Contingent des Sucres RéunionnaisChapitre 18 sur 52 · tonnes · texte numérisé non relu

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On était loin du chiffre proposé par les Métropolitains.

En outre, des dissentions commençaient à apparaître entre coloniaux. Alors que le contingent demandé par La Réunion était basé sur la moyenne de ses importations pendant la période 1922-23 — 1930-31, la Guadeloupe n'avait considéré que sa meilleure production durant fa même période. Madagascar avait mérité que ses prétentions fussent qualifiées de « méridionales ».

Les métropolitains prirent acte des bases équitables sur lesquelles reposaient les propositions de La Réunion, mais la discussion s’éternisant, ils firent intervenir le Ministre des Colonies. Une réunion, présidée par M. Candace, sous-secrétaire d'Etat aux colonies, eut lieu le 4 décembre 1932. Aucun résullat positif n’en résulta sauf, pourtant, un rapprochement des positions de la Guadeloupe et de La Réunion.

GS Ar

Entre-temps, l'inquiétude régnait à la Réunion devant le faible contingent offert par les Métropolitains et les prétentions des autres colonies. Les réunionnais, qui suivaient attentivement les discussions, apprenaient, le plus souvent en même temps, l'ouverture et l'échec des pourparlers. On voyait poindre la menace de la fixation du contingent colonial par voie légale, Déjà le ministre des Colonies avait demandé au Gouverneur de la Réunion des renseignements lui permetlant d'apprécier la position de la colonie devant la question du sucre.

C'est dans cette ambiance que le Syndicat local des Fabricants de Sucres rédigea les propositions suivantes en vue d'éclairer le Ministère par l'intermédiaire du Gouverneur

Proposition des Fabricants de Sucre de la Réunion (1)

Les fabricants de sucre de la Réunion font ressortir qu'ils n’ont pas augmenté leur production, laquelle a alleint, au contraire, dans le passé, une importance beaucoup plus considérable que celle actuelle, par exemple, en 1860 de 73.838 T. et en 1862 de 70-7231

Qu'ils ont dû, à l’époque de la guerre, s’efforcer d’intensifier cette production à la demande du Gouvernement pour satisfaire aux besoins de la Défense nationale, malgré les difficultés que la colonie éprouvait du fait même de cette guerre (main-d'œuvre réduite, machines non entrelenues, transports entravés).

Que l'étendue des cultures dans l'île a déjà été réduite dans une proportion qu'il est impossible de dépasser sans mettre en péril l'existence même de la colonie, de ses habilants, de ses budgels,privés et publics et sans provoquer des troubles sociaux insurmontables.

QG) Journal La Victoire Sociale, N° du 10 et II Mai 1933.

Que la culture de la canne ne pourrait être remplacée par aucune autre à où elle est pratiquée.

Que cette quantité de sucre à retirer de cette culture peut, en outre, se trouver réduite au détriment de la colonie par des cyclones ou autres mauvaises conditions atmosphériques.

Que la mise en culture de la canne ou son abandon engagent Îles propriétaires pour une période de 5 ans au moins et qu'il est impossible aux fabricants de se refuser à prendre livraison des cannes qui leur sont présentées par les planteurs.

Désireux pourtant de contribuer à lharmonisalion de fa production el de fa consommation générales françaises déséquilibrées par la grosse production métropolitaine de 1930-1931, les fabricants de la Réunion exposent que la production totale de la colonie à été dans ces dernières années de

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