‹ Le Contingent des Sucres RéunionnaisChapitre 40 sur 52 · FL · texte numérisé non relu

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Enfin, un fait nouveau, négligé par l’Association Syndicale, était survenu : des colonies comme l’Indochine, les Comores et la Côte Est de Madagascar, qui n'avaient pas participé aux accords de 1934, demandaient maintenant une part dans le contingent colonial de 1937. La Réunion refusa donc les propositions de l’Association Syndicale qui eussent entrainé une diminution de son contingent de 1934.

Dans le but de trouver un terrain d'entente, des souscommissions furent nommées. Malgré les efforts de conciliation de Mr Achard, Secrétaire Général de la Confédération des Planteurs de Betteraves, aucun accord ne put être réalisé par suite de l’opposition des autres colonies. Cellesci, d’après Mr de Giroday, « ont constamment refusé d’admettre que des conditions spéciales soient accordées à la Réunion, même si elles ne modifiaient pas les chiffres à elles attribués et par elles acceptés. Elles auraient accepté n'importe quel coefficient de la consommation totale, que ce soit 17 %, 15,5, %, voire même 14 %, pourvu qu'il ne soit pas attribué à la Réunion un quintal de sucre de plus que le chiffre mathématique résultant de la base de répartition entre coloniaux admise aux accords précédents » (r).

Il n’est point besoin d’insister sur le manque d’élégance d’une semblable attitude entre membres d’un mème empire.

Cependant, le 30 septembre 1937, date d'expiration du Protocole de 1934, aucun accord n'était encore réalisé, Un « Avis aux Importateurs », paru au Journal Officiel, informa alors les intéressés que le marché français des sucres

(x) Extrait du Procès-Verbal de l’Assemblée Générale de la Fédération Générale des Syndicats Agricoles de la Réunion, tenue le »3 février

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