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décision, avait seul l'autorité nécessaire pour imposer à la Colonie une solution dont il lui appartenait exclusivement de ‘prévoir et de pallier les conséquences désastreuses qui pouvaient meltre gravement en danger l'avenir économique, la vie sociale de la Réunion et entraîner des troubles considérables » (+).
Une autre réunion, tenue le 10 février 1938, sous la présidence du Ministre des Colonies assisté du Ministre de l’Agricullure, n’aboutit pas non plus. Quelques jours après, sur l’inilialive de ces Ministres, les délégations métropolitaine et coloniale furent convoquées par M. Barthe, questeur de la Chambre et en quelque sorte spécialiste des queslions coloniales. M. Barthe, agissant à titre « d’amiable compositeur », essaya de rapprocher les points de vue mais se heurta à l’intransigeance des délégués des autres colonies, Il demanda alors à chaque délégation de lui remettre des notes écrites el proposa une solution dans une lettre officielle adressée aux Ministres des Colonies et de l’Agriculture.
Cette lettre provoqua certaines réserves de la part des Réunionnais. Elle semblait faire état, en effet, de certains renseignements fournis par le Gouvernement de la Réunion d’où résultait la possibilité de réduire la production réunionnaise de 80.000 tonnes en 1937 à 60.000 tonnes en 1940, par paliers successifs de 5.000 tonnes.
En-outre, certaines conclusions de Mr Barthe, comme le Jui a fait remarquer Mr Brunet, étaient basées sur une fausse interprétation des statistiques : elles « tendaient à faire croire que la Réunion a continué à augmenter sa pro-
(1) Extrait du Procès-verbal de l’Assemblée Générale des Syndicats agricoles de la Réunion, tenue le »3 février 1938.
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duction dans le même temps que les Métropolitains limitaient la leur et qu'elle l’a fait en réduisant l'importance de la main-d'œuvre agricole affectée aux travaux des champs ».
Cependant, coloniaux et métropolitains, après étude de la lettre de Mr Barthe, se mirent d'accord dans les limites fixées par lui. Au début de Mars 1938, une dernière séance pleinière se tint à la Questure de la Chambre des Députés et le Protocole définitif fut signé.