Et. Boileau, /e Livre des Mestiers
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son métier, lui interdire les fréquentations qu'il jugeait dangereuses, devenait possible. Les maîtres, il est vrai, ne s’acquittaient pas toujours de leurs devoirs et c’est ainsi qu'en 1666, les petits apprentis pâtissiers rappellent au maître que défense leur est faite de les envoyer vendre les gâteaux par la ville, car c’est leur perdition, et c’est obstacle à ce qu'ils puissent apprendre leur métier. Citons en terminant sur ce point, d’après Franklin‘, un texte de la fin du xvre siècle, qui résume les rôles et devoirs de l'apprenti- Tous les apprentis doivent, lorsqu'ils sont engagés, bien nettoyer et balayer la boutique et le devant de la porte, bien ramasser tous les outils des compagnons et tout ce qui se trouve traîner d’un côté ou d’un autre, tant au maitre qu'aux compagnons, bien servir les compagnons, et leur donner tout ce qu’il faut pour leur ouvrage. Il faut aussi qu'ils se lèvent tous les jours les premiers et se couchent les derniers. Car ce sont eux qui ouvrent et ferment la boutique, eux aussi qui font les lits des compagnons, leur vont quérir à manger et à boire, et doivent en tout n'être ni paresseux, ni désobéissants.
Ils ne doivent point souffrir qu'on ne leur fasse rien faire qui ne soit de leur métier, qui est comme de ne point laver la vaisselle, promener ni amuser enfants, ni autre chose que les maitres et maîtresses leur font faire.
VIIT. ExXTINGTION DE L'APPRENTISSAGE. — Outre les causes trop évidentes comme la mort de l'apprenti, la mort du maitre, l'expiration du terme fixé par le contrat, nous avons vu que la fuite de l'apprenti entraïnait parfois son expulsion du corps de métier et nous avons été amenés à
dire un mot de la vente d’un apprenti à un autre maître