AT ET
opération ne fait pas de cette opération une assurance. Il faut pour qu'il y ait assurance, que les fonds confiés à l'assurance soient destinés à couvrir des risques étrangers à ces fonds ».
Et même en admettant qu’il y ait risque, ce qui est peu soutenable, comment ce risque est-il garanti ? Où est l'assureur ? On ne le voit pas. La Société ? Pas la Société mutuelle, en tous cas. Oui, mais la Société anonyme, dirat-on, qui dispose d’un capital social, garantie qui lui permet de suppléer à l'insuffisance éventuelle de ses placements, résultant de crises économiques ? Dans ce cas, ne prend-elle pas à sa charge le risque de l’abaissement possible du taux de l'intérêt, et de l'insuffiance du rendement? Au moyen de son capitai social, jouant le rôle de caisse de garantie, ne couvre-t-elle pas le risque ainsi assumé ? Il ne semble pas. Dans tous les cas, ce serait une garantie bien modeste, car cette Société serait presque toujours dans l'impossibilité de combler, avec son capital, quelle que soit d’ailleurs son importance, l'énorme déficit créé, dans son portefeuille, par l'insuffisance des . placements.
Signalons encore, entre ces deux opérations, une différence qui découle d’ailleurs de celle que nous avons indiquée en premier lieu. Elle a trait à leur technique financière. L'opération d'assurance, se basant sur la probabilité de durée de la vie humaine, il en résulte que les Compagnies d'assurances établissent leurs tarifs en tenant compte d'éléments statistiques fournis par les tables de mortalité, ce qui fait varier le taux de la prime avec l’âge de l’adhérent. Dans l'opération de capitalisation, au contraire, ces éléments statistiques font défaut, et les tarifs