L. apitaine Voung—Je ne m'en suis pas apercu
#4 Cour —Pensez-vous que cela ait pu empêcher l'amiral Byng et sa division, de se porte” sur l'ennemi et de le serrer de près ?
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LE CONTRÉAMIRAL BYNG 85
Le capitaine Young.—Je ne le crois pas.
La Cour.—Hist-ce qu'on ce moment quelques vaisseaux de l'arrière-garde se sont mis à l'ouvrage ?
Le capitaine Young.—Je ne pouvais constater cel mon navire, Tont de même j'ai avaient coiffé leurs huniers ?
a alors, Ils étaient an vent de vu de mon banc de Quart plusieurs vaisseaux qui
La Cour.—Croyez-vous qu'il y eût dans le temps danger de collision entre vous eteux ? Le capitaine Young —Non, Je ne le crois pas
J'étais sous le vent et pas dériver sur eux.
8 ne pouvais
La Cour.— Croyez-vous qu'en ce moment et se porter vers le centre ct l'arrière
Le capitaine Young. Je et sous le vent,
ces navires auraient pu ‘garde de l'ennemi ?
le crois, et ce qui me fait dire cela,
se dégager de vous
c'est que j'étais en avant
La Cour.—L'amiral et sa division vous ont-il sur le centre et l'arrière-garde de l'ennemi ?
Le capitaine Young.—Non ; ils ne firent pas cette m petit mât de hune,
La Cour.—Ont-ils exécuté cett
Le capitaine Young. —Oui :
mon navire et le passèrent.
S Passé en poupe et ge Sotil-1]s portés
anœuvre quand je perdis mon
e manœuvre après ?
à peu près à une heure de là ils amenèrent sous le vent de La Cour —$Se sont-ils portés sur le centre et l'arrière-garde,
pour les combattre vivoureusement ?
Le capitaine Young. —Los Français 6
taient alors partis et m'av La Cour.—Quard la flotte française
aient quitté en arrière.
Vous à croisé, quelle sorte de Voilure avait-elle 2 Le capitaine Young.—D'après mon souvenir elle portait ses hunes ut sa Inisaine La Cour.—Ouelle voilure portait alors l'amiral Bynge ? 2 Le] Le capitaine Youug.—Sa misaine et ses voiles d'étai, La Cour.—Quelle voilure avait le Culloden ?
Le Le capitaine Youne —Ses perroquets.
u l La Cour.—Combien de temps s'est-il écoulé entre ln Perte de votre petit mât de hune et le Passage de l'amiral sous le vent de votre navire ? Le capitaine Youno —Trois quarts d'heure où une heure, } 8 [l
à peu près, Le Cour.—To] que le vent était alors,
est-ce que l'amiral et ga division, en mettant toutes voiles dehors dès le signal du combat, auraient pu courir sus à l'ennemi et le serrer de près ?
Le capitaine Young. —Oui, certainement, Les Français étaient en panne près de nous. Je me portai sur eux avec nes seuls huniers, ot je ne vois pas pourquoi l'amiral et les voiles nécessaires Pour arriver sur l'ennemi.
La Cour.— Pendant les trois quarts d'heure, ou l'heure. que Vous Venez de mentionner Avez-vous remarqué quelle voilure portaient l'amiral et sa division ?
Le capitaine Young.—Non, je ne l'ai Pas remarqué,
La Cour.—Combien de temps le centre et l’arrière-garde Ch panne, après la perte de votre petit mât de hune ?
Le capitaine Young.—Ils sont restés en panne baleinières du Revenge vint à mon bord
sa division n'auraient pas mis
des Français sont-ils restés
Jusqu'au moment où l’une des pour me prier de cesser le feu. (Cela lui
permettrait de mettre à la voile et de passer entre moi et l'ennemi, ce fit de suite. Alors les Francais qui étaient visarrière-garde.
que le Revenge à-vis de moi s’éloignèrent suivis par leur
La Cour.—L'amiral et sa division, après ce départ, ont-ils fait sus au centre et ; l'arrière-garde de l'ennemi de façon à le serrer de près ?
Le capitaine Young.—A près ce temps il y eut peu de feu d'échange.
La Cour--Avezvous vu l'amiral et sa division combattre les Français avant leur départ ?
Le capitaine Young.—Non : je ne les ai pas vus. Ils étaient en poupe et au vent de mon navir
La Cour.—Depuis le commencement Jusqu'à la fin de la bataille, avez-vous vu l'amiral et sa division combattre ?
Le capitaine Young.—Oui : j'ai vu quelques-uns des vaisseaux tirer.
La Cour.—A quelle distance étaient-ils les uns des autres ?
Le capitaine Young.—Je ne saurais le dire,
La Cour.—Croyez-vous que Vous ayez été à petite portée de l'artillerie ennemie ?
Le capitaine Young.—Je ne saurais le dire d'une manière précise.
La Cour.—Mais à quelle distance croyiez-vous être de l'ennemf ?
Le capitaine Young.—Je crois que nous étions à petite portée de mousquet: mon lieutenant fut blessé par une balle.
La Cour.—A quelle distance pouvait être alors l’arrière-garde ?
Le capitaine Voung.—Je n'ai Pas remarqué la distance,
La Cour.—L'amiral et sa division se sont-ils portés sur l'ennemi quand vous l'avez fait? Le capitaine Young.—Non.
La Cour.
En ce moment sous quelle voilure allaient l'amiral et sa division ? Le capitaine Young.—Sous leurs huniers et leurs voiles de misaine. La Cour.— Est-ce que l'amiral et sa division auraient pu serrer de près l'ennemi et le combattre, s'ils s'étaient portés sur lui, comme l'a fait l'Intrepid ?
Le capitaine Young. —Oui, parce que les Français étaient en panne La Cour. —En supposant que l'amiral et sa division eussent mis toutes leurs voiles, les Français sont-ils restés assez longtemps en panne pour que l'amir
al püt se porter sur oux ?
Le capitaine Young.—Oni. Les Français sont restés assez
longtemps en panne pour faire du mal à mon navire, et pour «
‘ssayer d'en faire aux autres, je présume, La Cour.—Quand le signal du combat a été donné, vos Vaisseaux étaient-ils en bonne ligne de bataille, à la file 'as uns des autres ?
Le capitaine Young.—Ils étaient en excellente ligne de bataille.
La Cour.—$i tous vos vaisseaux avaient porté ensemble, cela aurait-il pu empêcher les collisions ?
Le capitaine Young.—[Tis n'étaient pas aussi près que cela les uns des autres : chaque Vaisseau avait assez d'espace pour virer vent arrière,
Le 10 janvier, le apitaine Cornwall est entendu.
Au cours de son interrogatoire, cet ollicier déclare que l'on à fait toute la diligence
nécessaire pour le voyage de Sainte-Hélène à Gibréltar ot de]
à à Mahon. Il ajoute, en parlant du combat naval :
> Revenge s par leur
— J'allai sur ma galerie de Poupe, pour juger de la ligne de bataille de la flotte, À ma surprise Je vis que l'amiral et sa division étaient à une grande distance la hanche du vent. Je m'apercus alors que l'?ntrepit était en danger imminent, et comme On ne lui signalait Pas de sortir de Ja ligne, j'acccurus à son secours, le combat avec le navire francais amiral, le Foudroyant, Jo croyais que que j'avais pour adversaire dans la ligne de bataille telle qu'elle était alors formée,
Le capitaine Cornwall] ajoute qu'il n'y aveit rien qui püt empêcher l'amiral d'engager le combat à une distance convenable, et qu’il e
n était ainsi pour le reste de la flotte.
Ce témoignage est donné avec beaucoup de précision et de clarté.
sur
et J'engageai c'était le vaisseau
On examine ensuite
le capitaine de pavillon de l'amiral Byne, ] du Ramillies.
e Capitaine Gardiner, La Cour.—Toutes les voiles du Ramiliies ét Le Capitaine Gardiner.--Non : elles ne l'étaient pas. La Cour.—<i Je Ramillies et la division de l'amiral avaient porté toutes leurs voiles,
croÿez-vous qu'ils auraient PU accourir au secours de l'avant-garde e
criblée par le feu de l'arrière-garde ennemie ?
Le capitaine Gardiner — Oui, Je le crois.
aient-elles mises au vent ?
t l'empécher d'être
La Cour. — Avez-vous donné à l'amiral le conseil] d’
Le capitaine Gardiner —Je l'ai fait, mais l'amiral s'y est opposé. Il cr lui arrivat l'accident survenu dans ces mers à l'amiral Matthew.
La Cour.—L'amiral at-il laissé paraitre quelques signes de peur
Le capitaine Gardiner. Non ; tout au contraire, (Sensation)
La Cour— Avez-vous quelque chose l'amiral ?
arriver sur l'ennemi ?
aignait qu'il ne où de couardise ?
à nous dire sur la conduite personnelle de
Le capitaine Gardiner.—Non : rien.
Le 12 janvier, lord Robert Bertie prète
serment, et répond à l'interrogatoire Juges.
des
La Cour. —Quelle position occupiez-vous pendant le combat ?
Lord Bertie. J'étais avec l'amiral Bynge sur le gaillard d’
arricre La Cour.—Si l'on avait débarqué à
Minorque les officiers et les recrues destinés à aurait pu sauver le fort Naint-Philippe ?
Lord Bertie, Non : Je crois que ces soldats services à bord de la flette.
cette ile, croyez-Vous que cela
Pouvaient nous rendre de bien plus grands
Ea Cour. —Vons étiez, pendant le combat. sur le & Lord Bertie —Oni. A un moment j'ape Il'était sous le vent de notre proue (/ee how).
aillard d'arrière, avoc l'amiral ?
rçus Un de nos vaisseaux à travers la fumée.
Je craignis alors de lui voir essuyer
le feu I m'envoya dans la battu
du Ramillies, et J'en avertis l'amiral. rie de faux pont pour
ordonner de cesser le feu.
La Cour. —Est.ce que l'amiral ne vous ses commandements ?
Lord Bertie, —Non; loin de là. I] avec l'ennemi.
La Cour. A
4 pas semblé avoir peur 2 Était-il mélé dans
elut très impatient de se prendre corps à corps
quelle distance Vous trouviez-vous de
l'ennemi, lors du combat ?
Lord Bertie.—Nous étions si rapprochés de lui, qu'il nous canonnait dans notre bois. Plusieurs boulets français passèrent aussi au-dessus de nous.
La Cour.—Est-il à votre connaissance que certains officiers ou autres, faisant partie de votre bord, se soient plaints que l'amiral, ce jour-là, n'avait pas fait son devoir ?
Lord Bertie.—Non ; je n'ai jamais entendu parler de cela, ni d'aucune chose qui put s'en rapprocher.
Ce témoignage fait une excellente impression.
Le colonel Smith est interrogé après lord Bertie. Il était avec l'amiral sur le gaillard d'arrière. Son témoignage corrobore tout ce que vient de dire lord Bertie. Le colonel Smith ajoute qu'un boulet français passa entre lui et Bertie, au moment où ils se tenaient en arrière du grand mät. Ce projectile enleva la tête d'une grosse pièce de bois de charpente qui se trouvait sur le pont et troua les hamacs qui étaient dans les grands haubans.
Le capitaine Edgar dit, à son tour, qu'il était de service sur la dunette, Il corrobore une partie du témoignage précédent, mais la Cour ne juge pas à propos de l'interroger sur l'attitude de l’amiral, sa position pendant le combat ne lui permettant pas d’en juger.
Le colonel Cornwallis prête serment et dit qu'il était à bord du Aingston. Il ne peut rendre compte du combat, mais il se déclare prêt à répondre aux questions de la Cour On décide de ne pas lui faire subir d'interrogatoire.
Le capitaine Gough, premier lieutenant du Ramillies, prête serment et dit que lorsqu'on a signalé le combat, la flotte paraissait être compacte et en ligne régulière. Il ajoute que les navires, le Trident et le Louisa, étaient sons le vent de la proue du Ramiliies. Quant à la distance qui séparait le Ramillies de l'ennemi lorsque le signal de combattre a été donné, il ne saurait la préciser. Il était alors à son poste. Néanmoins, il est sous l'impression que lorsque la bataille s'est engagée, ce navire était à demi-portée des Français.
Le capitaine Bessett, deuxième lieutenant, dit qu'il ne peut témoigner de la distance, son poste de combat étant dans le faux pont. Il ne peut non plus dire quelle a été Ia durée de la bataille. Il jure que plusieurs boulets ont frappé les flancs du Ramillies. L'un de ces projectiles a coupé des pentures de sabords, tout près de lui mais il n'a pas traversé de part en part, ce qu'il aurait dû faire si le canon avait été chargé avee soin. Il ajoute de plus que les boulets français touchant ainsi le Ramillies, on devait en conclure que les boulets du Ramillies portaient à leur tour sur les navires ennemis
Le capitaine Welbey, troisième lieutenant du Ramillies, témoigne à son tour.
Mon poste de combat, dit-il, était au second pont. Le Ramillies arrivait vent devant quand on a fait le signal de combattre. Je reçus alors l'ordre de mettre une charge double à mes canons, parce que l'amiral ne voulait pas tirer avant de serrer de près l'ennemi J'y mis aussi double boulet, J'ai vu le Trident et le Louisa sous le vent de la proue du Ramnillies. J'admets que nous avions une bonne brise, et que si nous avions mis toutes voiles dehors, nous nous serions plus rapprochés de l'ennemi. Nous étions à peu près à un mille et demi de lui
Le quatrième lieutenant, M. Cierke, est appelé et m répond pas à son nom, On interroge alors le cinquième lieutenant, M. Waterfall. I était dans le premier pont, et a recu l'ordre de lord Robert Bertie de cesser le feu, parce qu'il y avait des navires anglais sous le vent de la proue du Ramillies.
re bois.
artie de
se qui
raillard colonel naient bois de grands
‘robore rroger | juger.
1e peut à Cour
& lorsre, Il ue du nal de oins, il
-portée
stance, été la mmillies.
l'a pas in. Il nelure
levant louble inemi ue du toutes
près à
erroge l'ordre vent
M. Hamilton, sixième lieutenant du Ramillies, a
du premier pont, en avant du grand mât. Il confirme les témoignages précédents et ajoute qu'il croit que le Ramillies était à une distance de deux milles quand il a commencé à arriver vent devant. Quand les F ‘ançais ouvrirent le feu, dit-il, mille et demi. A travers la fumée J'ai aperçu | ses couleurs bleues, Il était alors sous le vent très rapproché.
ait son poste de combat dans la batterie
nous étions à un à poupe rouge du Trident et une partie de de la proue du Ramillies, et il s'en trouvait Le lendemain, lundi, 12 janvier, on examine Je capitaine Dury. Son interrogatoire dure une partie de la Journée, mais ne fournit aucuns nouveaux détails.
Le capitaine Gardiner, du Ramillies, est interrogé de nouveau. Il établit que l’amir:
al avait pris sur lui tout le contrôle du vaisseau, et que le jour du combat tout a été fait par ses ordres,
Le capitaine IH, Ward, du Culloden, affirm l'ennemi n'arrivaient pas à son bord, est d'avis que si l'amiral s'était porté del (Sensation.)
e dans son témoignage que les boulet
s de I] se trouvait sous le vent du y
aisseau amiral, Il
‘avant, il se serait emparé de toute la flotte francaise.
Ses lieutenants déposent dans le
même sens.
On pose ensuite cette question
au charpentier de l'Ixtrepid :
— Pouvez-vous vous justifier des défauts de votre navire, te
IS que vous les avez décrits ?
Il répond, — Oui.
On demande au maitre Canonnier poudre et de boulets, le jour du combat, Réponse. —Vinet barils de poudre Le maitre d'équipage était rien dire de plus.
du Ramillies combien ce 'aisseau à dépensé de et trois cents boulets rames.
à son poste. [lne s'occupait que de ses agrès et ne aitre charpentier qu était dans la cale
a cour donne pour le lendemain la D
peut Il'en est de même du m
Tous les témoins ayant été entendus, | arole au contre-amiral Byng.
Malgré les témoignages contradictoires de ses officiers, — quelques: gnag quelq pas, parce que Byng était très sévère en
lance devant ses juges.
uns ne l'aimaient
lait de discipline, l'amiral se leva plein de con-
Superbe de sang-froid, il fut tour à tour
Sarcastique, fier, suppliant, toujours correct, avocat habile, historien modeste.
scrupuleux.
Son discours nous a été conservé : J'en done la traduction.
Messieurs,
‘ Les accusations que |
‘on porte contre moi sont d'une te profondément tout
Ile nature qu'elles atteignent ce qui fait et grandit un homine.
Vous touchez à mon caractère, à Ma fortune, À mon honneur; vous
menacez ma vie, J'aurais toutes les raisons du monde pour m'alarmer des suites de
ce procès, mais L°1 foi dans l'esprit de
J'ai là force de mon innocence et justice et d'équité de cette cour.
“Que l’on décrète quelqu'un d'acensation,
procédé,
messieurs, il n'y a rien de nouveau dans ce martiales ont été plus que nombre Lje me suis trouvé dans la
Dépuis quelque temps les cours
‘uses, J'ai passé longtemps en prison, «
pénible position d'un accusé
condamné d'avance par plusieurs. Il n'y à pas eu de moyens, d'artifices, auxquels mes ennemis n'aient eu recours pour noircir ma réputation. Je pourrais en dire long à ce sujet; votre temps est trop précieux. J'irai droit à la question navale. Le service de mer est compliqué. 11 dépend de tant de circonstances : il est soumis à une telle variété d'accidents qu'il devient difficile pour un commandant, même de la plus haute compétence, de remédier au premier moment à ce qui peut lui arriver de fâcheux. Il est beaucoup plus aisé de s'asseoir dans un moëlleux fauteuil, de critiquer après coup, et d'indiquer ce qui aurait dû être fait ou ne pas être fait,
“Tout cela est de la plus grande facilité. Cette espèce de science n'exige qu'une mauvaise nature et très peu d'esprit. Ces critiques n'épargnent rien, Les actions qui ont jeté le plus grand lustre sur les peuples, qui ont couvert de gloire telles nations, ne trouvent même pas grâce devant le venin de ces petites gens. Cette bataille, disent-ils, est très belle; mais elle aurait 6té plus complète, si on avait prévu tout ce qui pouvait arriver.
“ Après cela, ils ont tout dit,
“Dans mon cas, mes ennemis, qui sont de cette espèce, seront désappointés. Pour affirmer cela, je n'ai qu'à m'en remettre à l'énergie, à la bonne foi, à l'équité de mes juges.
“Je commencerai par passer en revue les différentes accusations portées contre moi,
“ La première comporte que j'ai négligé sans raisons plausibles, de donner l'ordre à ma flotte de faire route de Sainte-Hélène sur Gibraltar. et de là sur Mahon, Les témoignages donnés devant cette Cour prouvent sans aucun doute que cette accusation n'a pas sa raison d'être. Aussi je serai bref sur ce point : votre temps est trop précieux.
“Quant aux autres accusations, J'espère pouvoir vous prouver clairement mon innocence, Je vais tout d'abord vous faire un résumé de ma conduite dans cette affaire de Mahon.
“Le 17 mai, je fus rejoint au large de Majorque par le Phenix, vaisseau de Sa Majesté Le 19, j'étais en vue de Mahon. Le Phenir me confirma la nouvelle que j'avais déjà epprise à Gibraltar ; c'est-à-dire que la flotte française était très forte et qu'elle était rendue à Mahon. Les couleurs britanniques flottaient encore sur le château Saint-Philippe, et plusieurs batteries de mortiers tiraient dessus. Le drapeau français déferlait sur le coté ouest de Naint-Philippe. Je donnai l'ordre au Ph "Ex, au Chesterjield et au Dolphin, de se porter en avant et de reconnaitre l'entrée du port. Le capitaine Iervey avait reçu pour consigne de mettre à terre une dépêche adressée au général Blakeney, et lui annonçant que la flotte était à son secours. Cela n'empéchait pas qu'à bord tous étaient d'opinion que nous ne lui serions d'aucune utilité, car nous disposions de peu de troupes de débarquement ; l'atterrissage était des plus dangereux et ent ét6 complètement couvert par le feu de l'ennemi. Le Phenic avait pour consigne de faire le signal privé convenu entre le capitaine Hervey et le capitaine Seroop. Nur ces entrefaites, j'aperçus la flotte ennemie, Elle était dans le sud-est, Le vent soulillait de terre: je fus obligé de commander à mes navires de me rallier avant qu'ils pussent approcher assez le port pour constater quelles étaient les batteries qui pouvaient nous empêcher de communiquer avec le châtean. Le vent se faisait faible et il était près de cinq heures quand ma flotte parvint à se mettre en
ligne. Je pus alors me rendre compte des manœuvres de l'ennemi, mais Je ne pouvais
els mes ng à ce rvice de variété pétence, ‘aucoup quer ce
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