‹ Le contre-amiral Byng devant ses juges et devant l'histoire [microforme]Chapitre 7 sur 11 · MOI · texte numérisé non relu

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apprécier sa force que par le nombre de ses vaisseaux, Les France voiles, dont treize paraissaient être des vaisse

“Ils se tinrent d'abo vent devant, dans le but, tard; je virai à mon to

profiter de la brise de terre.

“ Vers dix heures du Matin, je contournai la petite ile connue

Ayre. J'étais alors à une crus qu'il était de mon

naturellement, de rappeler ies trois fré

pour reconnaitre l'entrée du port, et remettre au général Blakene

demandait de m'indique heures.

“ La Cour, je l'espère, ne +

faire mieux dans l'espac occurrence. Cela prouvi faire par les meilleures

l'opinion unanime et bien arrêtée des officier Je tenais à ne me renseigner de l'état du port et de la citade lui-même. Je savais que le capitaine Scroop, le

navires de M. Edgecomb garnison. Je savais que courant du moindre détai

mai, ‘que c'était l'avis de tous les officiers de ter

aucuns services à la garni hommes, dans le cas où ils

opinion, qui s'accordait avec celle de mes officiers,

ma manière d'agir, Je vor n'avait pas alors fait son «

“J'espère que la Cour reconnaitra, dans toute cette :

savoir dans mon métier,

dévouement à mon roi et à mon pays.

“Ma lettre, expédiée an général Blakeney

qu'elle ait manqué sa des ‘ t-elle pas une preuve ?

“Mon premier soin, e sur celui de la garnison.

apprenant que j'étais prét pour y arriver,

“D'après ce que je y bien menées, jusqu'à l'ap]

Je compris qu'il fallait ch

décision que j'avais prise au sujet de Mahon Ja rappelai le navire de

envové pour reconnaitre | in était plus utile de conne

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ais avaient dix-sept aux de haut bord.

rd devant nous, en ligne régulière, Vers sept heures, ils mirent je suppose, de gagner le vent sur nous pendant la nuit. Il était ur vent devant. Je voulais avoir aussi l'avantage du vent, et

sous le nom de 5s/a del lieue du port J'aperçus de nouveau la lotte ennemie, et je

Cevoir de Porter dessus et de la rencontrer, Cela m'obligea,

‘gates que j'avais envoyees en avant de ma flotte, y la lettre qui lui r la meïileure manière de lui porter secours. Il était alors onze “erra que de la prudence dans cette conduite. On ne pouvait e d’une heure: c'était la seule manœuvre à opérer en pareille ® que je ne me basais pas sur les rapports que j'avais entendu autorités de Gibraltar, Je ne me reposais pas non plus sur s de cette garnison. Cela prouve que Île que du général Blakeney s soldats et l'infanterie de marine des ainsi que cent matelots, avaient été |

aissés pour renforcer Ja cet officier viendrait dans sa baleiniè

re, et qu'il me tiendrait au l'important. Bien que j'aie mentionné, dans ma lettre du 25 re et de mer qu'ils ne pouvaient rendre Son, puisqu'il n'y avait pas de lieu d'atterrissage sûr

pour les en auraient eus de disponibles, en cela je ne fais

ais qu'émettre mon Celle-ci n'a eu aucune influence sur ilais dire seulement ce qui aurait pu arriver si la flotte francaise apparition.

iffaire, que je n'ai pas manqué de

de prudence dans ma manière de conduire la campagne, de

par l'intermédiaire de M. Hervey, bien tination pour des raisons qui seront expliquées plus tard, n'en

n arrivant en vue du port, a été de me renseigner sur son état et

J'ai encouragé à la résistance le général et ses soldats, en Jui

à le secourir, et en le priant de m'indiquer les meilleurs moyens

‘s choses ant été

iens de dire, la Cour restéra convaincue que li arition de la flotte française, Dès que nous signalämes l'e

nnemi, anuger mes plans, Je me décidai À retarder l'exécution de la guerre que j'avais

& port et pour communiquer avec Je général Blakeney. Il ne

utre dans quel état se trouvaient le port et la citadelle, Il me

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fallait avant tout livrer bataille à la flotte française. Je n'avais pas de compagnies de débarquement, à part quelques soldats d'infanterie de marine. En supposant même que J'en aurais eues il aurait été de la plus haute imprudence de leur faire prendre terre avant de combattre l'ennemi, Cela aurait affaibli mes forces, Le débarquement de ces troupes aurait mis la flotte dans l'impossibilité de se battre et l'aurait obligée à fuir. Si j'en avais agi ainsi, j'aurais mérité plus encore les accusations que l'on porte contre moi en ce moment, et je n'aurais jamais été fait pour exercer dignement le commandement que l'on m'a confié,

“ J'étais sûr, dans le cas où j'aurais réussi à vaincre les F rançais, de pouvoir mieux ravitailler la citadelle, et de débarquer plus à mon aise les troupes qui faisaient à mon bord les fonctions d'infanterie de marine. Je me faisais aussi ce raisonnement, Même victorieux, j'aurais pu être désemparé, subir des avaries qui ne m'auraient pas permis de tenir la mer, et alors j'aurais été mis dans l'impossibilité de secourir la citadelle.

“La Cour me rendra le témoignage que je me suis conduit avec prudence et avec habileté.

“Dois-je mériter le blâme pour ne pas avoir cherché à risquer un second engagement avec l'ennemi, après avoir été désemparé comme je l'ai été, dans Le premier combat ?

“ À quoi aurait pu servir cette deuxième bataille engagée par une escadre inférieure sous tous les rapports à l'escadre française, et devenue presque inutile par suite d'avaries subies pendant l'action ? Les sens raisonnables répondront à cette question en disant que je courais à une défaite complète, Si M. de la Galissonière avait cherché un nouvel engagement—chose, heureusement, qu'il n'a pas faite—il est logique de penser que l'escadre anglaise toute entière aurait péri ou aurait été amarinée par l'ennemi. Je n'aurais pu certainement chercher refuge dans aucun port. D'un autre coté si j'avais pu arriver dans la Méditerranée avant les Français, même après avoir subi une défaite, j'aurais été en mesure de sauver l'ile. J'aurais pu réunir les débris de ma flotte à Mahon, et bien que la mer m'eût été fermée, j'aurais pu tenir dans Saint-Philippe avec mes hommes et défendre le drapeau. Il ressort de ceci que si la flotte anglaise avait reçu à temps l'ordre d'appareiller, une défaite aurait alors rendu plus de service à notre cause qu'une victoire apr°< l'investissement du fort Saint-Philippe.

“ De tout temps les généraux ont admis qu'un commandant ne devait jamais risquer un engagement, sans avoir la quasi certitude de gagner la victoire plutôt que d'essuyer une défaite.

“Mon escadre était tellement inférieure, que je ne pouvais m'attendre qu'à des malheurs et à Ja perte d'une bataille. La victoire même ne m'aurait offert aucune compensation. Mon conseil de guerre en était venu unanimement à la conclusion que je risquais la perte de toute ma flotte. La marine anglaise n'était pas en mesure de compter avec pareil désastre, (Gibraltar avait été laissé sans défense et serait infailliblement tombé entre les mains de l'ennemi. Aurais-je été justifiable, dans ces circonstances, de chercher à combattre les Français, sachant que ma flotte leur était inférieure, qu'elle était désemparée et qu'elle ne pouvait étre secourne par aucun navire anglais croisant dans la Méditerranée 7? Pas un homme qui à étudié l'art militaire et est au fait des règles anciennes comme modernes qui régissent les cas semblables au mien, ne pourra me blâmer de ce que jui fait.

“Le seul avantage à retirer de ma position aurait été de prolonger le siège, sans

entrevoir la chance de le faire lever. Ma flotte ne pouvait plus tenir la mer: sa retraite

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