‹ Le contre-amiral Byng devant ses juges et devant l'histoire [microforme]Chapitre 8 sur 11 · LI CONTRE-AMIRAL BYNU · texte numérisé non relu

LI CONTRE-AMIRAL BYNU

sur Cibraltar m'était imposée, paroe que le port de Mahon était complètement sous le feu des batteries francaises.

“Ceux qui commandent en chef doivent-ils ne |

aire preuve que des seules qualités militaires dont on trouve l'exemple chez In brute ?

Sullit-il d'un suprème courage ?

ur jugement dans les grandes circonstance être considérés comme lélons à leur roi et

Est-ce que ceux qui font usage de Je es doivent

à leur pays 2 Quel est le général ou l'amiral qui—les choses en étant ainsi— voudrait servir Sa patrie à l'avenir 2

“ Voyez le dilemne, A moins qu'il n'entreprenne Ja latte, eût-il contre lui toutes sortes de désavantages, il portera éternellement le Stigmate des lâches. Se décide-t.il ces supérieures qu'il a contre lui, il est ob d'accepter la qualification de pPeureux, et de permettr de la foule? Dans mon cas, il était impossible de être attaqué. La prudence indiquait qu'il fall D'ailleurs j'avais raison : C'était le seul servi,

à combattre, et succombe-t-il sous les for ligé e qu'on le livre à ln rage insensée secourir Mahon. Gibraltar pouvait ait de suite se Porter sur ce dernier point, è Que je pouvais rendre en ce moment à mon Pays : tout mon conseil de guerre était de cet avis.

IT y a aussi autre chose à considérer, Deux flottes peuvent ê

re égales en nombre, et, cependant, ne l'être pas en force. Tel était le «

‘as cette fois, Nous avions Un grand nombre de malades, Je ne pouvais pas remplacer par des troupes fr

aiches mes morts, mes mourants.

En arrivant à Gibraltar, je fus oblicé de faire entre

r à l'hôpital un millier de mes hommes, Voilà encore des considérations qui militent on ma laveur, Elles sont d'autant plus importantes que l'on ne saurait me contredire, quand j'affirmerai que l’enne

mi avait tous les avantages sur moi, Qu'il avait le privilège de

recruter des matelots sur Jos deux cents transports qui l'accompagnaient et d'obtenir des soldats du camp des assiéveants.

“ Mes Juges, je vous demande justice. Je vous la demande avec cette liberté et cette volonté qui conviennent à un homme placé comme je le suis. Loin de moi l'idée ands ennemis, Mais il est ce de supporter plus longtemps le ation humiliée, mais trompée, La

d'imputer le bläme sui d'autres, seraient-ils même mes plus or temps que mes angoisses finissent, Je n'ai plus Ja for poids de l'indignation et de la colére de toute une n Cour exercera cette discrétion qui peut sembler ètre étrangère au Procès, mais il est temps

que le peuple anglais sache à quoi s'en tenir sur mon Compte. Tant que j'aurai un souille

de vie, je lutterai contre l'idée de voir s'attacher à mon nom la légende qu j'ai été cause de malheurs publics et coupable du plus grand des crimes militaires et civils,

“Dois-je le dire? J'en rougis ; on m'a accusé de couardise! Y a-t:1l dans tous Jus

témoignages entendus une seule preuve de cette abomination ? Non; je défie sur ce

pot mes détracteurs, Ah! messieurs, j'ai souffert toutes les peines qu'un homme peut

souffrir. On m'a torturé dans des pamphlets; on m'a calomnié dans tout

ce que j'avais de plus cher: on m'a pendu en effigie: on m'a démis de mon crade

; ON m'a remplacé : on

n'a arrêté; on m'a emprisonné: on m'a W'atté comme un félon. Aujourd'hui on veut

avoir ma vie. Peut-on pousser plus loin l'infornale malice? Tout de ineme, je ne crains rien. Je méprise tout cela. Ma conscience vst pure de tous les crimes qu'on lui impute,

“Je n'ai plus rien à ajouter. Je suis entre les Mains de mes juges, Ils sont habiles :

ls sont honnêtes. [ls seront indulgents pour mes défauts, pour mon peu de talent, IR

auront pas grand peine à constater et à faire Voir au grand jour

non innocence, ot [inanité des accusations que l’on a portées contre moi,

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française, de se porter vers elle,

colonel Cornwallis. avec un appartenant aux différents

lippe, étaient à bord des navires de l’escadre.

les officiers, 1 vote pour le général el les officiers d'état-mujor.

tre à bord d'une des fréo quer, et que si le débarquement il aurait du quand même laisser

signalée, le matin du 19 mai, l'ennemi, ce qui eut lieu vers midi, le

POUr gagner et garder le vent sur les Franç:

FAUCIHER DE SAINTMAURICE

En entendant ce chaud plaidoyer 1 public était doulourensement agité. Une réaction commençait à se f Byng. On causait sous le manteau de tout subir. Il avait tenu à ce que la cour martiale destinée à le vaisseau Je Saint-George, dans le havre de Port Greenwich par un escadron des Horse- Guards.

en villages, n'avait été qu'une longue série d'in

sultes, d'avanies de la part de la populace, Aujourd'hui, la réaction se |

aisait en faveur du malheureux amiral, et il ne fallait pas perdre de temps à frapper le grand Coup. Autrement le ministère allait sombrer,

Le mercredi, 26 janvier 1757, la Cour déclare ]

les trente.six résolutions suivantes :

‘enquête close et signe unanimement 1° Unanimement, T1 n'a pas été constaté que l'amiral Byng ait retardé ] son escadre depuis son départ de Sainte-Hélène, le 6 avril, arrivée devant Minorque.

a marche de Jusqu'au 19 mai, jour de son

Unanimement 11 à été constaté qu'au matin du 19 mai, jour de l’arrivée de

l'escadre anglaise devant Minorque, l'amiral Byng a dépôché trois frégates, le Phcænix, le Chesterjield et le Dolphin, avec dos ordres remis au capitaine Hervey, du Phanix, de faire tout son possible pour faire parvenir à terre une lettre au général Blakeney, Le Capitaine Hervey devait aussi constater le nombre de batteries

et de forts que l'ennemi pouvait avoir sur le rivage,

39 Unanimement.—11 à été constaté que ces frégs

ttes prirent le devant sur la flotte en se dirigeant vers le rivage.

Le Phanix serrait de près l'ile de! Ayre pour remplir sa utes et midi un signal de l'amiral rappela les troi la flotte francaise venant d'être découverte d

east quarter.)

consigne, lorsqu'entre onze he s frégates, ans le sud-est avec vent grand largue (south

4 Unanimement.—T] à été constaté que la flotte à partie du jour, passant Par des variations de brise e vent devant,

st restée en présence de l'ennemi une t de calme, et que vers le soir elle vira

99 Unanimement.—La cour est d'avis que l'amiral a bien fait, en aperceyant 1 #44

6° Ununimement.—T1 a été constaté que le major général Stuart. lord Efingharn,

e trentaine d'officiers et de

S recrues au nombre d'une centaine

régiments qui formaient Ja garnison du château Saint-Phi-

19 12 votes affirmatifs pour lous La Cour est d'avis qu'un aussi grand nombre d'ofliciers appartenant à la garnison de Saint-Philippe, étant sur la lotte, l'amiral aurait dû les metates qu'il dépêchait en avant, et lui donner ordre de les débar-

n'avait pu encore être opéré quand il aperçut l'ennemi,

la frégate tâcher de mettre ces troupes à terre.

S° Unanimement.— T1 à été constaté que depuis le moment où la flotte 1

rançaise a été Jusqu'au moment où la flotte a

iglaise passa au vent de 20 mai—l'amiral a pris toutes les mesures nécessaires ais, et pour former sa ligne de bataille,

4 COUT paraissait profondément émue, En ville le aire en faveur de es les avanies que le ministère lui avait fait juger se tint à boré du smouth. Byng y avait été conduit de Son voyage de villes en villes, de villages

à ville le iveur de rait fait boré du iduit de villages opulace, lait pas

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