‹ Le contre-amiral Byng devant ses juges et devant l'histoire [microforme]Chapitre 9 sur 11 · LE CONTRE-AMIR \L BYNG · texte numérisé non relu

LE CONTRE-AMIR \L BYNG

90 Unanimement, 11 à été constaté que l'av

ant-garde de notre flotte, qui avait les amures À tribord, a fait force de voiles

au plus près du vent en arrière de l'ennemi, e sur un signal, toute notre éscadre vira vent devant, 6h panne sous le vent, Elle était on ligne de

tqu'ulors La flotte ennemie, en ce moment, était bataille avec amuros sous le vent et portait ses huniers avec ses grands huniers carrés 100 Unanimement 11 n été constaté qu'aussitôt que notre flotte a pris sos amures à tribord, son arrière-garde était beaucoup plus loin au vent de l'arriére-garde de l'enne que ne l'était notre avant-garde de la sienne. 119 Unanimement, — La Cour est d'avis que

amures à babord, faisait force de voiles

mi,

lorsque la flotte anglaise courait avec au plus près du vent vis-à-vis de l'ennemi ou par le travers de sa ligne, l'amiral aurait dû faire virer vent devant toute sa flotte et la conduire de suite à l'ennemi. Son avant-garde aurait dû gouverner sur l'avant-o arrière-garde sur l'arrière-garde, chaque ennemie et portant les voiles qui permettaient aux navires les plus médiocres de garder leur position dans la ligne de bataille,

120 Unanimement. T1 à ét

arde française : son Vaisseau prenant son adversaire dans la ligne

é constaté que peu d'instant après que la flotte 6 amures sous le vent, l'amiral a fait signal d'inc amena le vent sur ou en arriè

ut pris les liner de deux points sur tribord, ce qui re des vaisseaux. IIK continuèrent leur

course presqu'en tête les uns des autres, jusqu'au moment où l'

amiral donna l'ordre dé combattre.

130 Unanimement 11 à été constaté que l'amiral a donné le signal de la bataille vers deux heures moins vingt minutes de l'après-midi,

149 Unanimement, 11 à été constaté qu'au moment où le signal du combat ét

aune sous le vent, portant sos. gran(

ait donné, la flotte française était encore en P ls huniers carrés, et que notre avant-garde était de beaucoup plus rapprochée de la

leur, que ne l'était notre arrière-garde de leur arrière-æarde.

159 Unanimement T1 à été constaté que lorsque le signal de combattre eut été donné. les navires de notre division d'avant-eurde se portérent en ordre chacun sur le navire ennemi qui lui était assigné: qu'ils les combattirent Jusqu'au moment où cinq des

Vaisseaux ennemis les plus avancés S'éloignérent sous le vent, hors de portés de canon.

169 Unanimement. 11 à été constaté que lZntrepid, le Vaisseau de notre division d'avant-garde Je plus en arrière, ayant serré le vont dix minutes où un quart d'he hune,

et combattu pendant à peu près ure, à perdu, un peu avant trois heures, son petit mât de

170 Unanimement 11 à été constaté que le Reveyre navire en tête de la division Vaisseau qu'il devait combattre :

garde devaient faire cette méme manœuvre, ot

d'arrière-carde, arriva sur Île les vaisseanx de l'avantalors il arriva vent arrière et

passa au vent de la hanche de l'Antrepid, au moment où le petit mât de

hune de celui-ci tombait :

qu'aussitôt ce dernier navire aÿant mis sa misaine, le /

tevenge arriva dessous le vent de la hanche de l'Intrepid, et là se coitfa.

180 Unanimement 11 à été constaté que lorsque le signal du combat à été donné et

que l'avant-warde luttait (putling against the wind) contre le vent. l'amiral, étant À bord du Ramillies, dériva de quelques points (edsed down). Alors le Trident et le

P, tnce ss-Louisa tombèrent au vent. L'amiral fit serrer le vent

& SA misaine (haute up), coitfa ses

Perroquets d'artimon et lit tout el SON pouvoir pour coiffer aussi son grand mât de hune.

manœuvre qui aurait pu permettre aux navires en ligne de rester à leur poste de combat

et de se battre encore pendant cinq, six ou sept minutes,

96 FAUCHER DE SAINTMAURIC

190 Unanimement. —Ln Cour est d'avis que l'amiral, après avoir donné le signal du combat, a séparé sa division d'arrière garde de son avant garde, et empêché l'arrière. garde d'attaquer l'ennemi aussitôt qu'elle l'aurait PU, en diminuant ses voiles, faisant serrer le vert à sn misaine, coiffant son perroquet de fougue, et coiffant ou essayant de coiffer son grand hunier, afin de permettre au Trident et au Princess: Louisa de dépasser de nouveau le Ramitiies.

200 Unanimement.— La Cour est d'avis que l'amiral, au lieu de donner l'ordre de diminuer ses voiles aurait dû signaler au Trident ot au Princess: Louisa de faire force toile ; qu'en outre lui-même aurait dû forcer les voiles dans la mesure Qui aurait permis au Culloden (le plus mauvais Voilier de la division anglaise) de se tenir ä Son poste avec toutes ses voiles déployées, Cette manœuvre le mettait en position de serrer de près l'ennemi et de Supporter convenablement l'attaque de Ja division d'avant-garde.

210 Unanimement, 1] à été constaté que l'amiral, apres avoir donné l'ordre de diminuer les voiles, comme il est dit ci-dessus, déploya de NOUVEAU Sa misaine, so servit de ses huniers, Souverna avec vent arrière par le travers, so Portant vers le flane de l'ennemi, Jusque Vers trois heures : et l'équipage du lamillies commença alors le feu, sans recevoir d'ordre, et à tirer hors de portée, Il a été constaté que la continuation du feu a été faite sur les ordres de l'amiral.

220 Unanimement 1] à été constaté que peu de temps après le commencement du tir du Ramillies, on a vu de son bord le Princess- Louisa chasser devant le Vent (fung in the wind). Ses huniers louettaient, En ce moment le Zyident lo passait sous le vent. (Ce navire était alors un Peu au-dessus du vent de l'avant du Ramillies. Le BR venge à mis alors en panne : il était par le travers de l'Intrepid (lee-quarters)

290 Unanimement. 1] à été constaté qu'une alarme na été donnée à bord du Ramillies. Le feu était déjà onvert depuis quelque temps, On S'aporçut qu'un navire était tout prés du bassin qui se bPrésentait sous le vent (lee-bow). On se CONVamnquit que c'était un de nos navires. Effectivement c'était le Trident. L'amiral donna immédiatement l'ordre de porter Ja barre du gouvernail dessous le vent. La voile de misaine fut mise, les huniers furent coiflés, Le fen cessa Jusqu'à ce que les pointeurs Pussent voir los couleurs francaises ot que l'amiral eut pu faire Je signal de brasser ses Voiles l'arrière. garde devant brasser lus siennes la première (brace to), de facon à ce que les navires qui étaient en Poupe ne pussent pas venir en Collision avec Je Ramillies, Tout de méme pour empécher le signal de Simposer aux navires qui étaient en avant, il donna l'ordre de ne le laisser flotter que quelques minutes. 1] siguala tout de suite l'ordre à la flotte de rallier et de tenir tête. l'avant-garde devant donner la première.

249 Unanimement. T1 à été constaté que vers ce même eMps on a vu le Prinrese Louisa, dont le grand hunier lasseyait (shive ring), se coiffer au vent à l'avant du L'amillies.

259 Unanimement. 1 Cour est d'avis que pendant que le Rumillies avait ouvert Je fou, le Trident et les Vaisseaux qui étaient linmédiatement en tête de l'amiral ont été, en laissant arriver (go down), un obstacle qui à empéché le Ramillies d'arriver à son tour,

260 Unaaimement, La Cour est d'avis que l'amiral à mal fait en ordonnant au Æamillios de continuer Je fou, avant de l'avoir placé à une distance convenable de l'ennemi, En Commandant ce tir il à gaspillé ses boulets ét a causé un voile de fumée qui l'a cimpêché de voir les manœuvres de l'ennemi et de ConStater la position des navires qui étaient en tête du Aamillies.

LE CONTRE AMIRAL BYNu 97

signal du 270 Unanimement, 1] 6 l'arrière-

a été constaté que le avoir brassé sn mise

àine el avoir coiffé 280 Unanimement —]| à cessé le feu, ot que

Ramillies à cessé ses huniers.

à été constaté que le centre et l'arvioro.

huniers et leurs Misaines,

le fou peu de temps après es, faisant

sayant de

lorsque la fumée a été dissipée, le Ramillies * dépasser

garde de la flotte française ont mis leurs grands Unanimement.

ont tenu bon; que dès qu'ils se sont qui étaient le plus en arrière, que plusieurs de leur sion de que

— 1] a été constaté que le centre et l'arrière-garde de la flotte fr ordre de

äpprochés des (rois Vaisseaux de notre ils ont ouvert leur feu sur eux.

s boulets n'ont Pas porté, mais que le Defiane lques bombes françaises, Peu après | leur avant-garde, qui était sous le vent.

300 Unanimement. 1} le moment où l'amir

üdhçaise uvant-garde Il a été aussi constaté ea souffert de l'exploes Francais S'éloignèrent pour rejoindre

rce toile ; ermis au Dste avec de pres à été constaté qu'e

nviron vinot minutes iininuer

se sont Ccoulées entre

al a pour la Première fois brassé Sa Inisaine ef Coillé ses huniers, Éd pour se dégager du Trident, et le temps où il a fuit Porter ses huniers et orienté Sa misaine, ennemi 919 Unanimement. —[l

a été constaté qu'au moment où l' recevoir à l'arrière-garde de sa flotte de près de la ligne de bataille, Cetta

d'être hèlés et de

amiral faisait se laire force de toile et de mandæuvre empêcha le /

rvir ses voiles, il a fait signaler serrer au plus été faite rincess- Louisa et le Tyrident se mettre à poste,

L'amiral mit alors sa grande voile, son grand foc, du tir ses Voiles d'étai, I] Passa sous le vont du l'Intrepid, commanda au Deptford de prendre in the la place de ce navire dans la ligne de bataille, et donna l'ordre au ht, Ce

soin de l'Antrepid. I] était alors un pe peu après cinq heur:

Chesterfielt de prendre U tourné vers notre aVant-garde, I] la rejoignit un A mis 8 du soir,

320 Unanimement. —1{n Cour est d'avis que les vaisseaux avariés pendant l'action, ont unillies. été réparés aussi bien que les circonstances Je permettaient Elle est aussi d'avis que Fou: l'amiral aurait dû faire route avec son escadre sur Je fort Naint-Philippe : qu'il aurait du c'était faire tout en son pouvoir pour Communiquer avec le château ; qu'il aurait dû employer ement tous les moyens à sa disposition pour le secourir, avant de retourner à Gibraltar.

mise, 330 Unanimement —1n Cour est d'avis que l'amiral Byng n'a pas fait tout ce qu'il fr les devait faire Pour secourir Je château Saint-Philippe, dans l'ile de Minorque, lequel était ô assiégé alors par les forces du roi de France. — 340 Unanimement, 1 our est d'avis que dans Je combat qui s'est engagé entre les ns havires de Sa Majesté et les navires français, le 20 mai dernier, l'amiral Byng n'a pas fuit POnr les derniers efforts Pour prendre, saisir et détrnire los navires francais, contre lesquels i] le ne était de son devoir de se battre, Elle est de plus d'opinion Qu'il n'a pas fait tout en son ed Pouvoir pour porter secours aux navires de Sa Majesté qui combattaient la Motte française, comme c'était son devoir de faire, ncess- 350 Unanimement.—I] a été constaté par le témoignage de lord Robert Bertie, du lientelies. nänt-colonel Smith, du capitaine Gardiner, ot par celui d'autres ofliciers du navire, près fou, de la personne de l'amiral pendant le combat, qu'il n'a pas donné de sienes d'hésitation, san de confusion, de Couardise, que ses ordres ont été froids, distincts, et Qu'il a fait preuve de courage personnel].

lies 360 Unanimement. T1 st résolu que le cas de l'amiral semble tomber sous le coup de En l’article 12 du code maritime établi par le 53e acte du parlement passé en la 22e année du ché roi Georges [I :

on

“ Toute personne de | volonté, quittera le

‘armée navale qui par lâche

te, par néglicence combat ou cessera son feu,

OÙ par mauvaise fera pas les der.

où ne donnera pas, où ne

Sec, I, 1895, 15

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