‹ Le contre de l'or et du silenceChapitre 30 sur 46 · LA TOUR CENDREUSE · texte numérisé non relu

LA TOUR CENDREUSE

Cette nuit-là Samuel fit un rêve.

Dans les landes brunes de son âme, éclairées

d'un petit jour froid, triste et dur, des gens étaient venus. Ils avaient gOÛté l'eau du tleuve, ils s'étaient tournés vers les collines rougeâtres qui fermaient l'horizon, ils avaient, planté les piquets de leurs

tentes-, (<t i\c^ chevaux lâchés axaient bondi vers

des plateaux mal fournis d'une herbe maigre, el des

marmites avaient été placées sur «les feux. ToUSCeS hommes étaient petits, à barbe brOUSSailleUI sèche, sauf un d'entre eux. à l'air mélancolique et

las qui laissait tomber les ordres de ses lèvres d'une

voix très basse; mais ils tendaient l'oreille de très près et ils e\. 'entaient vite, et ee chef lit bien vite

allumer un grand brasier, près duquel il grelotta jusqu'à ce qu'une flamme rapide empourprât son

S imuel s'aperçut qu'il lui ressemblait un

peu. L'homme qui se chauffait, — le brasier comme une hydre se tordait en cent serpents de

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flamme, puis ce fut un buisson dont les branches pourpres étaient nuées de fleurettes blanches et frileuses, et des fragrances de mûriers et de genévriers et l'agreste saveur des résines, — l'homme qui se reposait à la chaleur de cette lumière se baissa et souleva à ses pieds une trappe; il en monta, plus petits encore que les serviteurs affairés dans la plaine., des hommes à la même barbe broussailleuse. Un par un il les voyait poindre et chacun lui offrait une fleur étrange et lumineuse, brillante de feux écarlates, violâtres, orangés, et l'homme les laissait dédaigneusement tomber. Enfin un de ces nains le supplia, s'humilia, et ramassant par terre les fleurs de lumière, il en tressa une couronne, et l'homme voulait bien qu'on la lui plaçât sur la tête. La couronne brilla d'un vif éclat. Lors tous les serviteurs épars dans la plaine accoururent, avec de grands signes de joie enfantins. L'homme plus pâle et plus morose encore leur indiqua du doigt la trappe ouverte, et bientôt ils en remontaient, chargés d'énormes blocs de métal brut. L'homme sourit, et alors les nains sur toute la surface du sol élevèrent des gestes de désespoir et glissèrent et disparurent, et les serviteurs montaient et redescendaient de la trappe, toujours plus chargés des pierres de grand prix. Enfin l'homme fit un geste de lassitude; alors des serviteurs réallumèrenl un grand feu; comme un droit rideau bleu

et jaune où brûlaient des points d'or s'éleva. e( des atomes d'or bondissaient et rebondissaient du sol à son long panache dentelé, et des marteaux firent un trou dans le silence, et les étincelles allumaient des touffes d'herbe qui d'un coup et d'un bruit sec flambaient. Une énorme couronne à L'éclat dur et continu était faite, l'homme jeta celle que lui avaient donnée les nains et la mit sur sa tète, et les belles fleurs d'inconnu de la couronne rejetée teignirent avec un grésillement plaintif et cristallin. Quand la dernière se Fut éteinte, une brume noirâtre à flocons légers 'envahit peu à peu la plaine et Samuel, aux landes brunes de son cœur, ne vit plus que nuages indécis.

Cette ombre s'amenuisa, elle devenait plus cendreuse, puis i^rise,puis blanchâtre, el ce ne fut plus qu'un brouillard bistré, et une plaque mince de lumière jaunâtre et maussade se montra, puis d'un rouge brun profond elle prit corps, devint disque puis creva de différenUcotés des jambages jaunâtres; nu eût dit (l'une araignée étirant lentement de longues pattes, barbelées d'autres longues pattes filamenteuses et tout le brouillard craquela, et par

de subites tissures, Samuel aperçut des faces monstrueuses, tachées, mouvantes, dans une jaune lumière delune lointaine et ensommeillée des derniers

voiles blancs dont le vent lentement la décortique, puis ces faces se calmèrent, l'eau mobile et d'aurore

douloureuse de leurs joues se figea, une auréole blafarde entoura les faces, et des grands yeux confus de sphinx, larges comme des marécages avec des îlots herbus le regardèrent, et l'homme couronné se dégagea du brouillard, montant comme les degrés d'un escalier difficile ; brusque toute une montagne apparut étincelante, sculptée de la base au sommet, et gardée par l'accroupissement de mille sphinx à toutes ses plates-formes. Et l'homme couronné voulait monter, alors un sphinx d'un lent, d'un paresseux mouvement déplaçait tout un grand corps de lion, qui émergeait comme de la montagne et se mettait en travers, et l'homme devait descendre dans les pierres symétriques et ornementées qui revêtaient le versant de la montagne, puis contourner la bète, et peiner difficilement vers une autre plate-forme, où d'une semblable et féline ondulation, un autre sphinx lui barrait la route, et en haut vers la plate-forme supérieure d'un grand triangle de lumière vive des voix chantaient et des formes de femmes voilées apparaissaient; l'homme couronné les regardant pleurant, joignant les mains et dans sa ferveur, il butta, trébucha et roula jusqu'au bas de la montagne et comme un vélum de brume claire et dorée, compacte, murale, étincelante recouvrit tout aux yeux de Samuel.

La muraille insensiblement devenait d'une clarté solaire, de son centre, des rayons comme d'immen-

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ses cimeterres effuigeaienl plus terriblement or rouge sur l'or mal du fond — «les fi issons bleuâtres la sillonnaient d'un bout à l'autre. Elle semblait se retirer lentement, lentement. Elle recula, elle recula toujours plus resplendissante et sembla fermer l'horizon. Au premier plan, des formes noirâtres grouillaient depuis quelques instants (des temps de rêve) et quand le mur de lumière se fut assez éloigné pour que les yeux pussent distinguer base ce qui se dressait, Samuel sapèrent que c'était une forêt, qui voluta partout des brandies et des arbres et grandit; on eût dit une dentelle appliquée sur le masque d'or du lointain. El ['homme couronné était à la lisière de la forêt.

Il essayait d'y entrer, et ses bras se tondaient vers le clair joyau de l'horizon. Des rayons perdus éclairaient vivement sa face, et son corps se devinait dans l'ombre verte. Il montait de longs talus

tantôt droit, tantôt s'aidantdes mains: d

se levaient comme des ressorts pour lui flageller la . et des lialliers, comme jetés ePunCOUp de vent

brusque, se hérissaient devant lui; à la cime d'un

talus, il aperçut loin de lui, au bout d'une immense allée d'arbres, le palais solaire et il leva les mains au ciel et le découragement se peignit sur sa lace,

. barbe grisonnait, à cette minute livide de sa mélancolie; il parut à Samuel être quelqu'un «le sa race qui aurait dû être son père L'homme coui

ronné s'assit à terre et douloureusement soupira, puis il se releva d'un grand geste d'élan, mais de l'eau clapota sous son pied, des roseaux couchés éployèrent lentement vers le ciel leurs hautes tiges gladiolées, et un ululement d'échassiers noirs tournoya sur sa tête. II repartit et longea les roseaux, et côtoya la barrière d'eau; parfois une petite avancée de terre lui donnait l'illusion de l'obstacle fini mais l'obstacle des roseaux recommençait, etaufond de l'horizon le mur de lumière sans pâlir s'éloignait. L'homme revint sur ses pas, à regret. Il revenait, il allait. Il se baissa pour cueillir des fleurs, la secousse qu'il donna à la plante fut trop forte, il ne lui resta aux mains que des tiges exfoliées, il frappa l'air de ses deux mains, et un papillon aux folles couleurs lui échappa et bondit au ciel clair, sous ses pieds des lièvres jaillirent, et la pluie tomba en fins réseaux de plomb, et l'homme tomba à terre et sanglota; une brume olivâtre où il semblait qu'on distinguât de creuses arborescences couvrit tout.

Puis Samuel revit la lande bruneaux collines rougeâtres à l'horizon; une heure pâle, un midi froid. L'homme couronné marchait seul ; près des tisons des feux qui s'éteignaient les serviteurs dormaient, et l'homme se penchait vers eux pour les réveiller, et d'un geste large leur montrait toute la plaine et d'un geste droit et en hauteur semblait leur indiquer un grand but; mais eux restaient assis par

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terre et tendaient leurs mains pleines d'ampoules et des pieds blessés; l'homme s»; tordait les mains. Les bêtes de la caravane gisaient, privées de mouvement, et l'homme allait de l'un à L'autre de ses serviteurs, ardent, Inquiet, indiquant du doigt le fleuve, les bêtes, le sol. Enfin un des hommes péniblement se mit debout et s'en alla puiser l'eau du fleuve, et un à un, lentement les autres se joignirent à lui; des pioches et des bêches entaillèrent le sol. Samuel entendit bientôt à travers Bon sommeil les lourds coups des marteaux et les Cl ments des scies, et par le lent fleuve arrivèrent des radeaux, et un voile de nuit les enveloppa.

Le sombre et splendide coucher de soleil ! Le sang de l'astre ruisselait à Ilots pourpres, à Ilots denses.

à flots profonds; ^^ étoile--, dorées \ plongeaient, tournoyant comme en un remous de gouffre rouge. D'un cœur immense, ouvert, le sang chaud et abondant coulait en mille bouillonnements, d'un CCSUT immense et déchiré, en une torse pâle, ivoirin par

place, verdi par endroits, et on eût dit qu'une tète couronnée de nue rougeàtre et brune se penchait, flottail sur une épaule par trop lassée. Les reines

du Dieu mourant, vacillant, nepoinant ni se tenir

droit ai tomber, s;nis soutien à portée de Bes mains Misées, irradiaient à tous les lointains la semence purpurine de la rie et de la lumière, et des terrasses de lointaine^ Babelsbien petites auprès de sa stature,

des foules, des races encore, regardaient la mort l'envahir et l'ombre préparer ses hordes et ses chevaux sombres pour l'invasion subite de ses plaines. Mais aras de terre près du fleuve, par reflet couleur de sang-, et des collines où des brasiers s'allumaient, c'étaient des murs de brique mi-bâtis, des tours de bois restées à claire-voie, des fragments de mosaïque s'enfonçaient dans le sol poudreux, attendant vainement qu'une dalle voisine les vînt appuyer, des hampes inutiles attendaient des étendards, et c'était là tout le ras et le bas d'une ville, des tessons de muraille, des matériaux épars,des colonnes gisantes et déjà autour d'elles la stérile et courte forêt des mauves et de l'ortie se levait. Tous les serviteurs, au milieu des rues à peine tracées, rechargeaient les bêtes de la caravane; ils se disposaient au départ. En vain l'homme couronné leur montraitil la mélancolie des chantiers désertés, des échafaudages décharnés, la tristesse des matériaux délaissés, des sacs crevés à terre, et les radeaux échoués près des pontons emplis de mousse verdâtre, de chevelures plates et de viscosités violettes, les serviteurs secouaient la tête, ils tendaient leurs mains pleines d'ampoules, leurs pieds blessés, et à mesure que l'homme couronné essayait d'en persuader un de demeurer, un autre partait, non loin de lui, et découragé l'homme s'assit sur un fût de colonne, et les laissa repartir, navré.

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H leva les yeux vers le ciel ; les derniers rayons avaient saigné, el la blafardise «lu crépuscule montait comme une liqueur de cendre el d<> feu; le fleuve était couleur de plomb, et des toiles -risrs des nuées s'y reflétaient seules ; il alla vers la trappe qu'il avait soulevée le malin, il la rouvrit, il appela, il gémit, il supplia; un noir silence demeurait plan sur les entrailles de la terre, la couronne (pie les nains lui avaient offerte était restée près de l'ouverture, et jetant encore quelques feux: lors il la passa à son bras, et son pas désolé heurtait pensif les cailloux épars, lorsqu'il vit, vers lui. vancer, jaillissant d'un tas de pierres, un être bizarre. Sa face était de l'homme; sa barbe broussailleuse et sèche, couleur de poussière, encadrait un \ plat et vieillot de mille rides, avec des veux ternes, couleur de plomb ; son torse brun semblait vêtu, il s'appuyait par terre de ses deux mains, étal élargies vers le pouce, comme les mains d'un homme se posant sur une surface plane, et les jambes repliées sous le genou sautillaient au lieu de marcher, comme des pattes de batracien. L'homme couronné lui parla. L'être ne répondait pas, mais

marchait vers lui, l'homme recula, et il vit que de

tous cotés vers lui se dirigeaient de tels êtres hideux; la peur le prit, il s'enfuit dans le silence de tout, et les maussades rhimèi es le poursuivaient

silencieusement.

Brusquement Samuel le revit, au détour d'une des rues de la ville. Pâle, il marchait rapide et murmurait des paroles, il se reculait des rues populeuses, entrait dans les ruelles pour aussitôt s'en retirer ; il cherchait parmi les lumières des boutiques au ras du sol. Enfin il avisa une boutique de changeur. Un vieillard au crâne dénudé pesait, derrière un comptoir chargé de petits lingots et de monnaies. Il parut à Samuel qu'il entrait dans l'ombre derrière l'homme couronné, et celui-ci ôta de sa tête la lourde couronne forgée, et tendit la couronne des nains, les deux, celles d'or solide, et celle des fleurs lumineuses, et il parla; il voulait vendre ce dernier vestige d'une splendeur, et le vieux chang'eur d'abord sourit, puis on eût cru qu'il s'irritait, mais regardant l'aspect hagard de son visiteur et les yeux de douleur et le manteau souillé de la boue du chemin il dit, d'un ton triste aussi... Mais ce sont des feuilles, de simples feuilles sèches. Et Samuel se réveilla.

Assez loin de la grande ville, vers le nord, ht Tour cendreuse; sa masse carrée émerge comme d'un îlot coupé dans les terres par quatre lents canaux, tout rectilignes, qui partent vers la mer et vers la terre. Des digues vertes, gazonnées, sans

i i COU i i DE L'OR

un arbre, cheminent près de ces tranquilles sommeils de l'eau, et s'y mirent. Au miroir immobile leurs pentes se confondent si nettes que If lit des canaux semble parfois rempli d'une matière eerdâtre et poudreuse, de l'air solide ou de la terre ductile. Quelques moutons broutent seuls, qui se meuvent en formes mouvantes de ces solitudes, avec quelques patres au pacifique bâton et de place en place quelques soldats de garde et le fer de leurs hallebardes. Dans la plaine, des saulaies entouraient d'un carré régulier quelques masures.

De la plate-forme de la tour c'étaient plus loin le bosscllement uniforme et les lignes parallèles des dunes de mer. Des creux noirâtres, des creux verdâtres, des creux brillants de blanche poussière et sous les nuages à forme d'enclumes, de poisson^ géants, de dogues monstrueux le long moutonnement de la mer, sans limites, sans îles, l'arrivée

perpétuelle et folle de longues lignes blanches qui accourent p. an- se briser et repartir, et rebondir; d'un autre enté la présence pressée «les bruyères inclinées, chasséespar le yen! de mer du côté de l'intérieur des terres, les arbrisseaux fuyards se tordant hors (le la terre rou-eàlre, et le maigre terroir

coupé de sentiers désordonnés et poussiéreux se

joignait à la dune cl à la mer pour ceindre la

tour de désert ci de tristesse. De grands étangs,

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salins couverts d'herbes marines, de la croûte grise des mousses diaprées de la mer sillonnées par les vols de hérons et de courlis, s'attristaient vers le soir, des appels des oiseaux marins, et les nuées crépusculaires s'y attardaient en pans d'ombre. A midi, c'était de la plate-forme de la tour toute la solitude sans écho, effarée d'être si vaste, accablée de la lumière drue et plane, couchée à ras d'elle, et de la terreur de tant de flèches ardentes, sans refuge, et c'était le soir les cloisons tristes de la nuit venant fermer toutes les routes, et des crêpes voilaient les sentiers et masquaient tout l'inconnu des lacis d'épines, et des fondrières et des hautes herbes perfides. Certes, les beaux jours, l'œil s'égayait et la pensée partait en rêve, du côté de la mer avec les nefs qui passaient au large comme des tours voilées, et du côté de la terre sur un mince liseré d'horizon c'étaient des maisons indécises auprès de clochers et les lignes vagues de villes de lointain baignées de pulvérulences micacées. Des deux côtés c'était la vie, lointaine, improbable, car la Tour cendreuse était une sorte de prison et tout près, les hallebardes des sentinelles, les canaux servant de fossés, et lej abois joueurs des dogues dressés à la chasse des fugitifs rappelaient durement la destination de cette tour massive et carrée, grisâtre et douloureuse, et Samuel, depuis des jours, ne savait de la vie et de l'horizon que ce qu'on en

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peut voir à travers une étroite meurtrière; il voyait passer un gardien sur L'herbe d'un chemin de ronde.

La ehule lourde des heures incolores dans le néant, la durée d'un temps que rien ne mesure plus! La minute du captif est Loi tnme des

jours, et ses jours connue des années, et quand 1 aine lasse de l'immobilité du corps s'enfièvre et s'envole, par quels ciels rugueux! et au fatal retour quelle fatigue, et les min ites iMi^'> rec unm mcent à sourdre de la cruche | iptivités,

si lentes, si longuement menaçantes et des stalactites se figent aux grottes d'ennui. L'inactivité pleine de rêves du jour, le cauchemar de la nuit, fappréfa msion harcelante et moite de l'insomnie, rampent, chenilles inévitables, parmi les mauvaises herbes de la pensée. L'esprit, comme un beau louage dont on a retiré un mouvement essentiel, tourne, tourne à vide, tan. lis. pic le i

tandis que 1 tourné e

. ou qu'il ; tant d'hetu antes. Le

sommeil n'est que le grandissemenl en ép cuvante de l'amertume de la veille. L'âme captive se n

que ville, elle S p air se nourrir, elle B6C0m«-

. elle butte au\ quatre coins trop es du

:ner et des plaques d'oubli se durcissent aux mobiles parois de L'imagination.

Le silence était profond; Samuel se retourna

sur son grabat et la somnolence et le rêve le re-

prirent.

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