AUTRE CHŒUR
Voici, avec le soir, germer l'herbe bénie ô rêve, emporte-moi, tout le jour j'ai peiné contre la fumée preste où se pendait mon àme et les instants couraient que je n'ai pu cueillir et comme l'étincelle, vivaient et s'envolaient ; ô rêve emporte-moi; que vais-je devenir entre tes doigts d'aurore; verrai-je s'ouvrir les lourdes portes d'or des contrées où je m'éveillais
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naguère, ou le berceau d'osier d'autrefois, me rendra-t-il mon àme pour que je puisse L'écouter; 6 rêve, ta palme et ton dictame, herbe bénie du rêve je te veux respirer.
AL MU. CHOSUR
Son sourire s'éveille dans les roses
d'espérance et d'émeraude est sou pal
ses lèvres 1»' calice qu'arrose
l'eau miellée du ciel et le lait des étoiles,
on lit au livre de la vie
ses pas éternels parmi les furets d'as!
Elle vit. J'oublie le désastre
coutumier des heures de la terre enchaînée :
O me blottir parmi ['immense chevelure
qui tombe en rais d'immatérielle pureté
de l'Empyrée jusqu'à la cime de ces foi
el dormir au parfum qui dure
aux corbeilles de sa beauté.
Al MIL CHO i II
Cherche parmi les lys, cherche parmi les a i voici des tours jaillir avec des feux d'espoir beaux comme des couronnes el calmes.
La mer elle-même polit son immense miroir.
Voici les galères qui s'en reviennent des lointains, voici les vieui pilotes qui sautent aux je L'Àstarté de la proue rit à la mer calme comme nu miroir verdi j on voit Boiter de larges plantes
spongieuses et de petits narvals jouent autour des galères.