‹ Le contre de l'or et du silenceChapitre 36 sur 46 · AUTRE CHŒUR · texte numérisé non relu

AUTRE CHŒUR

Voici, avec le soir, germer l'herbe bénie ô rêve, emporte-moi, tout le jour j'ai peiné contre la fumée preste où se pendait mon àme et les instants couraient que je n'ai pu cueillir et comme l'étincelle, vivaient et s'envolaient ; ô rêve emporte-moi; que vais-je devenir entre tes doigts d'aurore; verrai-je s'ouvrir les lourdes portes d'or des contrées où je m'éveillais

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naguère, ou le berceau d'osier d'autrefois, me rendra-t-il mon àme pour que je puisse L'écouter; 6 rêve, ta palme et ton dictame, herbe bénie du rêve je te veux respirer.

AL MU. CHOSUR

Son sourire s'éveille dans les roses

d'espérance et d'émeraude est sou pal

ses lèvres 1»' calice qu'arrose

l'eau miellée du ciel et le lait des étoiles,

on lit au livre de la vie

ses pas éternels parmi les furets d'as!

Elle vit. J'oublie le désastre

coutumier des heures de la terre enchaînée :

O me blottir parmi ['immense chevelure

qui tombe en rais d'immatérielle pureté

de l'Empyrée jusqu'à la cime de ces foi

el dormir au parfum qui dure

aux corbeilles de sa beauté.

Al MIL CHO i II

Cherche parmi les lys, cherche parmi les a i voici des tours jaillir avec des feux d'espoir beaux comme des couronnes el calmes.

La mer elle-même polit son immense miroir.

Voici les galères qui s'en reviennent des lointains, voici les vieui pilotes qui sautent aux je L'Àstarté de la proue rit à la mer calme comme nu miroir verdi j on voit Boiter de larges plantes

spongieuses et de petits narvals jouent autour des galères.

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