‹ Le contre de l'or et du silenceChapitre 37 sur 46 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

Nous portons à nos lèvres les coupes éternelles

les coupes de jadis, les coupes d'à jamais,

les grands oiseaux du soir nous apportent des lys

cueillis aux lacs d'Eden, aux îles de délices

que la droite du Seigneur cache encore à nos yeux

mais déjà nos âmes appareillent

les rames de nos sens étoilent l'onde première

et le soleil plus jeune va jaillir du nuage,

voici de l'horizon les bienveillants mirages

qui déploient les grands lits où dorment les songes d'or,

les arbres de jeunesse éploient des voix d'ombrage

sous la nuée des sèves entières de la terre

et parmi l'essor des nues aux blanches ailes

l'amour rit, l'amour attend, l'amour est fort!

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