LE O'N II. DE L OU
escaladaient d'un luxe de déesses en fêtca
les firmaments en gradins vers les splendeurs de sa tète.
Elle a suscité les forts près des Ion
et béni les chariots des tribus en route
pour que des sourires éclatassent tAg
sur les lèvres des filles brunes drapées de blanc.
Elle multipliait les chevreaux du troupeau
et dulcifiait de baumes l'herbe qu'ils broutent ;
sa voix glissait aux lèvres berccu urriccs,
sa voix enflait la voix grave des vocératri
quand les héros luttaient contre les durs géants.
Ses mains, ses bonnes main d'or, ses lèvres, ses bonnes lèvres de baume pansaient après les soirs de luttes ses fils et ses hommes.
Ses mains de caresses délaçaient les banni >ix (le tendresse caressait les hommes trop las du glaive brisé et du chemin trop 1 trop las d'être an face du sort.
Mobed, fleur profonde au creu\ de la ravine
où trébuche l'Ame de soir des vivants, tu pares aux nuits errantes les jardins
tu consoles au jour long l'enclave trébuchant. i ton sourire que le pauvre devine
le long des Fraîches écharpes du vent*
ut tes veux le fanal dans l'ombre noire
- jardins de silence et de diamant
(pic sont les ni;
Et Le vieux serviteur songeai! sa rêverie. Elle était de longue date el ses limbes de lointain ne
remémoraient que duretés et malheurs, et chaînes aux mains et entraves aux pieds ; de lentes blessures avaient zébré ses chairs avant que le destin plus doux, par des mains de conquête, l'eût détaché de la lourde servitude, pour qu'il passât sous la bénigne domination du roi. La bête de somme et de corvée qu'il avait été toutes les années de sa jeunesse s'était alors reposée sur une plus fraîche litière ; et sa fonction avait été de suivre Balthazar dans ses périples et de le servir. Il l'avait accompagné fidèlement, son cœur toujours présent, son âme toujours ailleurs, hanté d'une recherche de douceur et bégavant de la bonté. Il aimait l'image Mobed parce que ces traits avaient donné la forme à son propre rêve épars et à lui inaccessible, et la vénérait parce que présente et tangible, promesse inanimée, mais promesse.
Sa tâche à cette heure devait être de disposer le repas du soir du roi, et bientôt, sous la caresse de la brise, entre d'énormes torches doucement ondoyantes, buires et fruits, coupes et mets furent disposés pour le solitaire repas qu'il devait servir.