‹ Le Contrôle De La Durée Du Travail Dans Les Établissements IndustrielsChapitre 37 sur 45 · TO · texte numérisé non relu

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Premier exemple : « Tous les ouvriers portés sur l'horaire nominatif sont chargés d'un travail spécial nécessaire à la marche générale de l'atelier. Si l'un d'eux vient à manquer (et c'est presque toujours mopinément), il faut désigner de suite un suppléant. Par exemple, le chauffeur, au moment de se mettre au travail, fait dire qu'il est malade : on va réveiller dans le voismage un ouvrier capable d'allumer les feux, sans pouvoir en aviser l'Inspecteur. Si celui-ci se présente le matin même, il dressera contraventon }.

Cet exemple, comme les suivants, du reste, rappelle, a-t-on pu dire, «l'hypothèse d'école » (r) ; car il faut admettre que l’Inspecteur se présente au moment même où l'incident imprévu a lieu, avant qu'on ait eu le temps matériel de remplir les formalités requises. L’industriel devra considérer que l'établissement d'horaires réguliers est d’une importance capitale, et que, dès qu'une modification dans la répartition du travail est prévue, il doit de suite mettre les horaires en concordanñce avec le travail réel ; le temps nécessaire pour donner l'ordre et pour la rédaction d’une nouvelle affiche, la personne chargée de ce travail devant presque toujours être la même, ne saurait entrer en ligne de compte.

Pour en revenir au premier exemple cité, la solution nous semble facile ; supposons le chauffeur malade, ouvrier chargé de le remplacer étant presque tou-

jours connu d'avance, il suffira de prévoir pour lui un

rôle de la durée du travail à FAssocialion nationale française pour la protection légale des travailleurs, à réluté Les exemples cités par la Chambre de Commerce de Paris et nous lui avons emprunté en partie les éléments de cette discussion.

(1) Alfassa. Contrôle de la durée du travail, p. 39.

horaire nominatif comme chauffeur suppléant ; le décret du 28 mars 1902 autorisant, après avis préalable à l'Inspecteur, une durée supplémentaire d'une heure et demie de travail pour tout ouvrier employé à la conduite des fours, fourneaux, chaudières ; l’ouvrier désigné pourra être employé à un travail quelconque dans les limites de l'horaire général, sans violation de son horaire nominatif.

Deuxième exemple : « On constate dans la matinée qu'une machine s’est déréglée ; comme la réparation ne peut pas avoir lieu pendant la marche de l'usine, on décide de la faire au moment du repas. Les mécaniciens vont manger pendant le temps du travail et reviennent procéder à la réparation à l'heure ordinaire du repas. L'Inspecteur arrive à ce moment : contravention }.

Il ne semble pas y avoir, dans ce cas, grande difficulté ; pendant que les mécaniciens déjeunent, l'industriel ou son représentant a largement le temps matérie} de remplir les formalités complètes avant leur retour ; l'Inspecteur arrivant mopinément ne peut se plaindre de trouver des travailleurs au repos pendant les heures prévues pour le labeur ; 1l suffira de lui signaler les modifications faites aux horaires.

Troisième exemple : « Dans le cas précédent, on prévoit que la réparation durera une demi-heure de plus que le temps du repas. On prévient les ouvriers qu'ils rentreront une demi-heure plus tard et regagneront le soir le temps perdu. L'Inspecteur voit que le travail continue après l'heure habituelle et vient dresser procès-verbal.

« Des changements semblables peuvent être appor-

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