HORS
nifeste par la buméfaction et la douleur au toucher rectal 1; en outre, les orifices des canaux éjaculateurs sont fréquemment dissimulés.
Les lésions de l’urètre antérieur, prédominantes au niveau de l’angle péno-scrotal, sont constituées, dans les cas les plus discrets, par des littrites largement ouvertes, dont l’orifice est parfois obstrué par un filament expulsé à demi; autour de la glande infectée existe sur la muqueuse une auréole inflammatoire peu étendue. Parfois, ce sont des kystes purulents minuscules, résultats de l’oblitération canaliculaire et de la rétention dans la cavité glandulaire. Ces formations occupent surtout la paroi supérieure du canal, puis les parois latérales, rarement la paroi inférieure. Elles coexistent avec les modifications bien connues de la muqueuse : infiltration molle, infiltration dure. ; |
Après de telles constatations, il faut traiter le malade, inbterdire le mariage. Mais à quel moment pourra-t-on dire que l’urètre est guéri?
Il serait absurde d’exiger dans tous les cas une réparation parfaite; un rétrécissement, par exemple, une fois constitué, ne saurait disparaitre.
Dans les cas d’urétrite sans gravité, la muqueuse pourra récupérer un aspect normal : absence de rougeur congestive; aspect brillant, poli, du revêtement épithéhal, qui laisse transparaître de nombreuses arborisations vasculaires; fines striations longitudinales. Le plus souvent, 1l restera des cicatrices blanches, qui perdront leur relief et se couvriront d’un épithélium, sain en apparence s’il est anormal histologiquement. Les littrites se sont atténuées, leurs bords ne sont plus ni rouges ni tuméfiés, mais leurs orifices restent élargis. Faut-il se contenter de ce résultat? Est-il compatible avec l’absence d’inflammation? Ou bien faut-il poursuivre le traitement, jusqu’à ce que les orifices canaliculaires cessent d’être visibles à l'œil armé de la loupe?
1. Notons en passant que la présence du pus dans le sperme n’est pas non plus un signe constant; sur 31 cas de sa statistique Darget ne l’a trouvé que 2? fois,
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Dans certains cas, il y a sclérose péri-glandulaire, et l’élargissement est bien définitif. Mais dans d’autres, les malades, traités, sur leur demande, jusqu’à la disparition des plus minimes filaments urinaires, ont montré une rétraction progressive des canalicules dilatés, eb leur disparition complète. H semble donc qu'il faille continuer de soigner quelque témps un urètre après sa guérison apparente, à condition d'éviter les excès thérapeutiques, qui à eux seuls entretiendraient un écoulement.
Il y a là une question de « cas limites » et la fixation précise de la guérison est bien difficile.
Pour l’urètre postérieur, un critérium important est le degré de congestion :
Un urètre postérieur congestionné n’est pas un urètre guéri.
Si, au cours d’un examen urétroscopique pratiqué avec délicatesse, on ramène des tampons imbibés de sang, on ne peut conclure à la guérison. L'hyperhémie disparue, il faudra rechercher minutieusement et traiter, avant de mettre le malade en liberté, les orifices en cratère des glandes et les kystes minuscules.
Le vera montanum, s’il est sclérosé, ne reprendra pas son aspect normal, malgré la guérison : l'absence de liquide louche issu de l’utricule par ja compression du tubeendoscopique, l'apparence normale des orifices éjaculateurs, permettront de la soupçonner, mais non de l’affirmer. 1
L’urétroscopie en effet, est incapable de révéler certaines formes de gonococcisme latent, sans lésions visibles; mais si elle n’est pas le «moyen souverain » de diagnostic, comme dit Oberlœnder c’est elle, pourtant qui, parmi les procédés cliniques d'investigation, mérite la première place.
1. Voir dans la deuxième Partie, à la fin du chapitre IV, une observation,
due à l’obligeance de docteur Darget) de spérmatocystite sans signes urétroscopiques.
Eros
Remarque. — On s’étonnera peut-être que nous n’ayons pas parlé des épreuves, dites « cliniques » qu’on emploie pour prouver la guérison : considérant que leur but précis est, non -pas de ramener un écoulement, ce qui est trop facile mais de faire repulluler le gonocoque, nous les avons étudiées avec les méthodes bactériologiques, dans la deuxième partie de cc travail.