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le plus souvent de l’inflammation de l’urètre entier et de la prostate ». Mais 1ls négligent la vésiculite, elle a été bien étudiée en France par Luüys (120) et a fait l’objet de nombreux travaux aux Etats-Unis. Déjà Ricorp, dans les notes au livre de HUüNTER (Trailé de la maladie vénérienne) écrivait : « Les lésions des vésicules séminales sont peut-être beaucoup plus fréquentes qu’on ne pense ». et en 1890 Jorpan LLoyD (113) : «la spermatocystite, bien que rarement diagnostiquée, est cependant commune ». Lucas (115) en 1894, pratiquant le toucher rectal dans 285 cas d’épididymite, trouvait les vésicules malades dans 50 pour cent des cas; or, ce chiffre est certainement trop faible : il est logique, vue la brièveté du canal éjaculateur, que la vésicule soit atteinte avant l’épididyme, qui peut rester intact: enfin, le toucher rectal ne peut révéler toutes les spermatocystites. Elles existent « dans 40 à 60 pour 100 des cas d’urétrite postérieure, et davantage quand il y à eu épididymite. (Hyman et SanDERS, 74); à Bordeaux, le docteur DARGET les a décelées chez 31 pour 100 de ses malades blennorrhéens (sur 100 cas exactement), et par le toucher rectal seulement 1.
Ainsi, la blennorragie devient rapidement une urélro-prostatovésiculité. | Mais s’il fallait en croire des auteurs tels que KEYES (88) le gonocoque disparaîtrait rapidement, en moins d’un an 9 fois sur 10, et ne persisterait jamais après 3 ans. L'observation de chaque jour prouve abondamment le contraire. LEBRETON (98) trouve des germes reconnaissables et vivants chez 60 à 80 pour 100 des anciens blennorragiens présumés guéris; on voit la maladieseréveiller après des années, 30 ans(Lévy-WEISSMANN, 112); la malaxation d’un noyau prostatique infime ramène des symptômes aigus (Alex. RENAULT, 158). Que de cas où rien ne se manifestait chez l’homme, et où la femme est infectée dans les premières semaines du mariage ! C’est que le gonoco-
l. Par des méthodes récentes, Guépin a remarqué dans certains cas, que l’infection génitale existe avant tout symptôme urétral, après un coït suspect. Rien n’est encore publié à ce sujet, le nombre d’expériences étant insuffisant.
des
que, habitant des voies génitales, a la propriété de s’y conserver Jeune et virulent.
Ceci compris et admis s’éclaire le problème des gonococcies latentes, des porteurs de germes, abordé par NœGGERATH, (141) étudié en France par Guépix, depuis 1894, par LEBRETON, BARBELLION, PINEAU, MINET, avec l’aide de bactériologistes compétents. Il est tout à fait indispensable que ces individus : porteurs chroniques, porteurs «convalescents » qui risquent de redevenir malades, porteurs «sains » qui ne le sont pas, soient découverts. Avant de chercher, par tous les moyens possibles, à savoir si une blennorragie est définitivement guérie, il faut se souvenir de deux choses :
Que « le gonocoque, microbe génilal el non urinaire, ne se mainlient reconnaissable el virulent que dans les voies génilales ».
Que « d'emblée ou presque, quelles que soient les apparences le syslème génilal mâle ou femelle tout entier estenvahi par la gonococcie » (GUÉPIN, 62).