‹ Le Contrôle électroencéphalographique des Anesthésies générales de longue durée en Chirurgie thoraciqueChapitre 32 sur 65 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Malade N° 22865. Man. Aimé, 37 ans.

Intervention : Pleuropneumonectomie gauche pour tuberculose pleuraie et pulmonaire.

Anesthésie : Nesdonal : 0,60 ar.

D-tubocurarine : 30 mars.

Intocostrine : [2 mars.

Protoxyde : a été donné à un taux faible.

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Réanimation : 1,200 litre de sang.

T. A. : 10/9 au début, 9 en fin d'intervention.

Anesthésie avec troubles de la ventilation pulmonaire.

Analyse du tracé E.E.G. : Le tracé à l'état de veille montre un rythme alpha à 8 c/s, de 60 microvolts, régulier et stable, réagissant à l'ouverture des yeux. Dès l'injection de 50 cgrs de Nesdonal, on observe de très grandes ondes lentes à 2 c/s dans l'ensemble des dérivations, faisant place bientôt à de courtes bouffées d'ondes lentes s'intercalant entre des phases de silence électrique ; durant 3 à 4 secondes. Cet aspect dure 3 minutes, puis fait place à une activité rapide pendant une minute. À ce moment, on voit réapparaître l'alternance des ondes lentes à 3-4 c/s et des bouffées de rythme peu volté, cependant beaucoup plus courtes. Peu à peu, l'activité s'organise de façon plus régulière avec un rythme alpha à 8 c/s s'intriquant avec des ondes de 4-5 c/s dont l'amplitude augmente. Enfin, un rythme à 11 c/s tend à devenir prépondérant, il est ample et régulier. Vingt-trois minutes après le début de l'anesthésie, apparaît un rythme à 5 c/s ample. On avertit l'anesthésiste de ce ralentissement qui semble correspondre à la section de la côte. Ce même aspect dure pendant 10 minutes, à ce moment l'amplitude tend à diminuer de moitié, les fréquences demeurant identiques. Cinquante minutes plus tard, l'activité théta à 5 c/s disparaît au profit d'une seule activité rapide à 16-18 c/s, peu ample, qui correspond à un trouble respiratoire. En effet, l'aspiration bronchique ramène de nombreuses mucosités, et les signes cliniques sont en faveur d'un défaut d'oxÿgénation. L'aspiration augmente l'amplitude du rythme dont la fréquence diminue pour demeurer autour de 14 c/s. Après nouvelle oxygénation et nouvele aspiration, le rythme s'améliore et demeure autour de Il c/s. Durant les minutes suivantes, le tracé conserve à peu près le même aspect assez régulier. Quand le sujet respire seul alors que le Protoxyde est encore administré, le tracé est peu modifié.

Conclusion : Les troubles de l'oxygénation se sont traduits par la baisse de l'amplitude et par l'accélération du rythme, l'activité rapide remplaçant celle à 5 c/s prédominante, qui semblait être l'activité de ce malade soumis au Protoxyde. |

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