I — A PROPOS DU. CURARE
Les produits curarisants utilisés ont été soit de la D-tubocurarine, soit de l'intocostrine. Quel que soit le produit, la dose utilisée, ou le moment choisi pour pratiquer ces injections intraveineuses, nous n'avons jamais observé de modifications concomitantes ou suivant immédiatement ces injections. Donc, si ces produits ont une action centrale, comme certains auteurs:le soutiennent (Quivy, Arvey, par exemple), nous n'avons pas eu l'occasion de la déceler dans nos enregistrements (témoins nos observaons 2 a ont? EC.)
Par contre, un malade trop curarisé présente toujours en fin d'intervention une dépression respiratoire. || importe de ne pas le détuber trop tôt, même s'il présente déjà des signes d'intolérance de sa sonde, car le tracé témoigne toujours à ce moment d'une oxygénation insuffisante. Enfin, il nous semble intéressant de signaler que l'injection de Nesdonal, faite une demi-heure environ avant la fin de l'intervention, sur un malade fortement curarisé, diminuait l'amplitude des rythmes ; ceci semble en accord avec les observations de différents auteurs, qui pensent que la curarisation antérieure à l'injection de Nesdonal augmente le pouvoir toxique de ce dernier.