P. 121, Reg. B de délibér
du ? juillet voudrait que l'Assemblée déclarät le trône vacant à cause de la fuite du roi, le club nomme quatre commissaires pour en exa-
miner « l'utilité ou l'inconvénient », et elle est écartée deux jours
après ‘! ;le club est donc du même avis que son président et son organe les Nouvelles intéressantes prend parti pour lAssemblée nationale contre les émeutiers qui, le 17 juillet, ont demandé la déchéance du monarque et ont été dispersés par la fusillade ?. Par contre, à l'audition de la protestation des deux cent quatre-vingt-dix membres du côté droit de l’Assemblée contre les décrets de la majorité, le ciub,
«pénétré d’indignation et de mépris », charge Jeankbon de rédiger une .
adresse à l’Assemblée sur cette manœuvre de la minorité *, et quand Jeanbon en fait lecture on applaudit avec enthousiasme les imprécations et les violences de ce factum ‘, « l'analyse en est au-dessus des moyens du FédAptenr de ce procès verbal », dit le registre du club *:
Le 22 juillet, le club apprend la scission survenue chez les Jacobins à la suite de l’affaire du 17 juillet f, et la constitution du club plus modéré des Feuillants : Jeanbon empêche la Société de Montauban de se rallier aux Feuillants jusqu’à plus ample informé et propose de travailler à rétablir entre les frères ennemis « cette union et cette indivisibilité qui feront la force et le salut de l'empire ». Rien qui puisse flatter davantage la vanité des Montalbanais et qui soit inspiré de motifs plus honorables. Puis, au nom du club, Jeanbon écrit aux Feuillants; dans sa lettre, la sympathie pour les Jacobins est très marquée : « notre respect pour celte société, la mère et le modèle de toutes les autres, les avantages que nous avait procurés sa correspondance nous faisaient envisager avec plaisir dans la réunion des lumières et du patriotisme qui la distinguait un rempart assuré contre les attaques des ennemis du bien public »; en termes
1. 2 juillet (Reg. B de délibér. p. 123), 4 juillet (p.129, ibid.), l’auteur de cette motion est Combes Dounous. $
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3. « Déclaration de 293 députés sur les décrets qui suspendent l’exercice de l’autorité royale et qui portent atteinte à l’inviolabilité de la personne sacrée du roi. » 9 juillet 1791 (Arch. Parlementaires, t. XX VIII, p.91); elle est lue au club le 15 juillet et l’adresse est immédiatement décidée (p. 141, Reg. B. de délihér.).
-4. Cette protestation « a excité parmi nous une indignation mêlée du plus profond mépris », ses auteurs versent sur les malheurs du roi « des larmes hypocrites. Les traîtres ! c’est par l'effet de leurs conseils, de leurs complots, de leurs manœuvres que ce prince est devenu parjure et malheureux ».