‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 133 sur 889 · Lettre à Lasource, 9 février · texte numérisé non relu

Lettre à Lasource, 9 février

6. Le département défend à la municipalité de Montauban de répartir la contribution foncière d’après l’ancien cadastre, mais il ne lui donne pas de conseils, dé même pour la contribution mobilière.

que quand nous les avons consultés ils n’en ont pas su plus que nous, que ferons-nous donc maintenant ? Très mal assurément, car, ordonner de faire n’est pas en fournir les moyens ‘ ». Par contre, la municipalité était obligée d’en référer constamment aux administrations supérieures ?; chaque pétition ou demande à l’Assemblée nationaie ou au pouvoir exéculif devait passer à l'administration du district, puis à Cahors à l’administration du département, toutes deux déjà surchargées d’occupations. La conséquence était un développement démesuré de la correspondance et la perte d’un temps précieux*.C’était aussi une lenteur effrayante dans l'expédition de toutes les affaires, le 3 mars 1792, Jeanbon envoie à Lasource une pétition à présenter à l’Assemblée au sujet de l’organisation des paroisses de Montauban : il y a dix-huit mois, lui écrit-il, que la ville demande une solution et que le district et le département la retardent “; les registres de la municipalité et du club contiennent quantité de faits analogues 5, si bien qu'en octobre 1791 le club, irrité de la lenteur de l'administration départementale, voudrait que Montauban se réunit à la Haute-Garonne *. Il y a plus, l'autonomie même donnée aux administrations n’est pas sans danger, Jeanbon l’a constaté quand le directoire du département de Paris a songé à grouper ceux des autres départements dans une sorte de fédération; il voit, d'autre part, deux communes des environs de Montauban expulser purement et simplement des commissaires envoyés par la municipalité, et se détacher du territoire de Montauban pour ne pas être obligées de participer à ses dépenses - suivant une tendance alors générale des paroisses de campagne sises dans la banlieue des villes 7.

Au milieu des difficultés que leur créait la Constitution, Jeanbon et ses collègues, à défaut des corps judiciaires, des ministres et des corps administratifs, croyaient d’abord qu’il leur restait un guide : l'Assemblée ; ils avaient toute confiance dans sa compétence administrative,

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