Sorel, op. cil., 2e partie, p
3. « Vous savez que j'avais beaucoup compté sur leur amitié... en les voyant j'ai retrouvé des amis » (lettre du 6 avril), Jean-Antoine Lafargue de Grangeneuve, né à Bordeaux en 1751, avocat au Parlement de Bordeaux, substitut du procureur de la commune de Bordeaux, élu par la Gironde à la Législative, par les Bouches-du- Rhône à la Convention, proscrit au 2 juin 1793, caché à Bordeaux, découvert le. 21 juillet, exécuté le même jour (Dict. des Parlementaires).
4. À propos du lycée qu’il demandait pour Montauban (lettre du 6 avril). Bordéaux en réclamait aussi un et il n’en était accordé que deux pour le Midi(art. 12, titre V du projet de décret).
5. Voy. pp. 98 note 2, 105 note 4. François Chabot, né à Saint-Geniez (Aveyron) en 1759, capucin à Rodez, vicaire épiscopal de l’évêque constitutionnel de Blois, député de Loir-et-Cher à la Législ. et à la Convention, coupable de falsification d’un décret : relatif à la liquidation de la Compagnie des Indes avec Julien de Toulouse et Delaunay d'Angers, jugé avec Danton et C. Desmoulins, exécuté le 5 avril 1794 (Dict. des Parlementaires). Merlin de Thionville, Antoine-Christophe, né à Thionville, en 1762, avocat au Parlement de Metz, membre de la municipalité de Thionville, député de la Moselle à la Législ. et à la Convention, membre des Cinq-Cents, vécut ensuite dans la retraite, commandant de Péronne en 1814, mort à Paris le 14 septembre 1833 (Aulard, Actes du Gomité de Salut publie, t. 1, p. 341).
136 RÔLE POTITIQUE DE JEANBON À MONTAUBAN
Basire, soutenus dans le club de Robespierre, et il accueillit parfois leurs insinualions contre la Gironde ‘. Il n’alla pas du reste jusqu’à prendre parti dans les très vifs débats qui, en séance des Jacobins, sous la présidence de Lasource, dans le courant d’avril, mirent aux prises Robespierre et Brissot, le représentant du parti le plus avancé avec le représentant des Girondins ?; il manifestait une sympathie évidente pour Carra, un des journalistes girondins les plus turbulents *, il se félicitait de la présence aux affaires du ministère Roland ‘, ét à la nouvelle de la déroute des troupes de Biron et Dillon à la frontière de Flandre *, loin de se joindre aux plus violents des Jacobins pour attaquer les généraux, son goût. pour l'autorité et son instinct d'homme de gouvernement lui firent souhaiter le raffermissement de la discipline ‘.
C'est au parti constitutionnel ou feuillant qu’il en voulait ‘; il dénonça ses agissements les uns après les autres. En avril, il blâmait, non sans hésitation il est vrai, l'opposition du directoire du département de Paris à la fête que voulaient donner le peuple de Paris, les Jacobins et la gauche de l’Assemblée aux soldats
1. Dans cette même lettre du 6 avril où il a noté l’opposition des Girondins à ses projets, «M. Duranthon, procureur syndic du district de Bordeaux, est décidément nommé ministre de la justice. Cette nomination ne fait pas plaisir à tout le monde, non que M. Duranthon ne soit honnête homme et patriote, mais parce qu'on suppose quelque petite intrigue de la part de certains députés de la Gironde, et c’est ce que bien des gens n’aiment point ». Basire Claude né à Dijon en 1764, archiviste des Etats de Bourgogne, administrateur du district de Dijon, député de la Côte-d'Or à la Législ. et à la Convention, décrété d'accusation le 17 nivôse an Il à propos de l'affaire de la Compagnie des Indes, guillotiné avec Chabot le 5 avril 1794 (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. 11, p. 204). Robespierre (Maximilien-Marie-Isidore de) né à Arras le 6 mai 1758, avocat à Arras, député aux Etats généraux par le Tiers du bailliage d'Artois, accusateur près le tribunal criminel de Paris, démissionnaire le 13 avril 1792, député de Paris à la Convention, guillotiné le 10 thermidor an II (28 juillet 1794) (Ibid., t. LI, p. 514).
2. Voy. séance du 23 avril (p. 522,t. IL, Aulard, Jacobins), séances du 25, du 27, du 29, du 30'(pp. 526-546, ibid.). Brissot Jean-Pierre, né à Chartres en 1754, prit le surnom de Waryille, membre de la première municipalité de Paris, fondateur du journal Le Patriote français, député de Paris à la Législ. et d'Eure-et-Loire à la Convention, guillotiné avec les Girondins le 31 octobre 1793 (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. 1, p. 390).
3. À propos d’une querelle entre Carra et la maréchale de Rochambeau. Carra publiait les Annales patriotiques et littéraires de la France et affaires politiques de l'Europe avec Mercier (Voy. Tourneux, Bibliographie de l’hist. de Paris pendant la Révolution, t. Il, p. 544). Carra, né à Pont-de-Veyle (Ain) en 1742, eut une popularité énorme par son journal, élu à la Convention par six départements il opta pour la Saône-et-Loire, condamné avec les Girondins, exécuté le 31 octobre 1793 (Dict. des Parlementaires).