Sainte-Beuve, Nouveaux lundis, t. VIII, p
5. Dans les registres tenus par les pasteurs, ceux des déclarations de naissances, mariages et décès faites devant le sénéchal en 1788 pour régulariser l'état civil des réformés, les mêmes noms se trouvent passant d'une famille à l’autre. Le père de Jeanbon Saint-André avait épousé une demoiselle Molles, son fils aîné en fait autant.
6. Déjà cité : Jean Molles donne à sa fille 2,000 livres en argent, « un lit garni en noyer, une armoire en noyer, une paire de chenêts et un miroir ». Antoine Jeanbon reçoit de son pèré la moitié de ses biens 490 livres. En supposant que Marie Molles a i eu en héritage de ses parents encore 2,000 livres, les deux époux ont pu en posséder 5,000, outre les profits de leur industrie.
7. Déjà cité : Marie Molles, veuve d'Antoine Jeanbon, lègue à son fils André et à sa fille Jeanne 1,150 livres chacun, à Antoinette une pension annuelle et viagère de 150 livres, plus la jouissance d'une partie de la maison de la rue Villenouvelle et un trousseau (12 draps de lit mi-usés, 3 douzaines de serviettes, 6 nappes, 4 essuie-mains), à Antoine, l’aîné, tout le reste.
. 8. Songer que la valeur de l'argent a beaucoup augmenté. Nicolas, qui connut le fils d'Antoine, frère aîné du conventionnel, dit la famille « aisée » (Nicolas, Jean-Bon Saint-André, p. 3). $
9. Article VI de la Déclaration du Roi du 14 mai 1724 (Pilatte, op. cit., p. 539).