‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 207 sur 889 · Guillaume, t. I, p · texte numérisé non relu

Guillaume, t. I, p

6. Lettre du 8 mars 1793 à la Société des Amis de la République de Montauban, le décret du 7? mars, qui décrète l'égalité de partage des successions, aura l'avantage

« de diviser les fortunes »

abus des successions collatérales » el dans « l'organisation du système général des secours publics ! ». Dès le 27 octobre, Jeanbon-précisait ces idées; la Convention ayant supprimé les substitutions, il écrivait: .« Cetle matière a conduit, par une transition presque inévitable, à parler du partage des successions en ligne droite. Il a été proposé que. tous les enfants fussent déclarés avoir un droit égal aux biens de leur père... Sans doute les législateurs.. portant leurs vues plus loin. détermineront le mode de toutes les successions... Par ce moyen, l'inégalité des fortunes diminuera nécessairement et les biens répandus dans un plus grand nombre de mains produiront une aisance plus générale ? ».

En effet Jeanbon voulait l'égalité parce qu’elle est « le principe fécond de toutes les vertus sociales ? » essentielles dans une république, parce qu’il avait une compassion très réelle pour le pauvre et désirait qu’il fût « consolé ‘ », parce qu’élu de la démocratie, de la classe populaire, il avait besoin de protéger celle-ci dans l'exercice de ses droits politiques contre l'influence qu’assurait aux riches la fortune *, parce que l'égalité était nécessaire à la liberté, celleci ne pouvant être conservée, cimentée que par la justice ©. Dans ce but Jeanbon désirait morceler la propriété et en faciliter l’accès à un plus grand nombre. Mais, loin de lui l’idée de spolier brutalement les détenteurs de la propriété pour la répartir par portions égales entre de nouveaux titulaires| de ceci il se défend avec acharnement, il n’a pas l'intention de proposer une loi agraire, de « niveler les fortunes »; il a promis en quittant Montauban de respecter la propriété 7, c’est là un article fondamental de son credo politique. Partagé entre le désir de supprimer l'inégalité des biens, et celui de sauvegarder les litres des propriétaires actuels, il songeait donc à des décrets qui émietteraient rapidement, mécaniquement, la propriété, après la mort de son détenteur, au moment de la transmission aux héritiers . De la sorte, sans «poliation violente,

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