‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 247 sur 889 · AFrx · texte numérisé non relu

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2. Buchez et Roux, t. XXVI, p. 178. Procès-verbal de la Convention, t. X, pp. 180-186. La Convention chargeait en même temps son Comité de Salut public de lui présenter un projet de loi analogue (ibid.); le Comité de Salut public arrêta le 28 avril l’envoi aux administrations de département et aux représentants du peuple d’une instruction sur les mesures de salut public conforme à celle du département de l'Hérault (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. LI, p. 509), mais on ne voit pas qu'un décret ait été rendu pour imposer ces mesures.

3. Le district de Figeac ayant à fournir 640 hommes en offrait 1,000. (AF11 116; lettre de Jeanbon au Comité de salut public du 15 mai).

4, Le 3 mai, se présentait aussi au directoire du district comme volontaire national Carenou Étienne père, âgé de soixante-quatre ans (Lx1v, fol. 8 recto. Arch. Tarn-et- Garonne). ;

5. Sur réquisition du 27 avril des représentants du peuple délégués près des armées des Pyrénées, publiée le 4 mai par le conseil général de Ia commune de Montauban (fol. 85 verso. 3 Reg. de délibérations de celui-ci). Ils partent le 10 mai pour Saint- Girons. « C’est une belle jeunesse de riche taille, tous quasi des plus riches négociants et une grande partie mariés ayant femme cet enfants, plusieurs ont de quinze, vingt et trente mille livres de revenus, tous superbement bien montés. Voilà ce que fait l'esprit de la patrie et de la liberté » (papiers Bosquet). Jeanbon constate aussi leur

Convention pressait les représentants en mission de solliciter une nouvelle levée des départements compris dans leur ressort . C’est à la suite que Jeanbon décidait de rendre communes au Lot les mesures prises par l'Hérault, et ses collègues qui s'étaient concertés à Toulouse avec lui en firent autant pour là Haute-Garonne, le Tarn, etc.

Mais ils se trompaient s'ils pensaient obtenir facilement ce dernier effort. Jeanbon avait promis, le 22 avril, de ne faire aucune levée nouvelle, chaque citoyen était maintenant en droit de se demander où s’arrêteraient les exigences du gouvernement. De plus, la Convention avait décrété, le 4 mai, le recensementet la taxation générale des grains ?. En vain, le Comité de Salut public de la Convention fit-il appel, dans sa circulaire du 7 mai, à l’abnégation des citoyens. Les intérêts matériels étaient trop menacés. Sur ces entrefaites, Vergniaud avait lancé aux Bordelais un appel désespéré contre la Com- mune de. Paris * et, le {9 mai, les sections de Bordeaux se déclarant en permanence avaient envoyé à la Convention une adresse menaçante approuvée des autorités constituées “. Les égoïstes, les modérés, les Girondins rapprochaient les arrestations arbitraires et les emprunts forcés ordonnés par les représentants montagnards en mission des fureurs des sections de Paris, des diatribes de Marat dans l'assemblée et concluaient à des tendances également anarchiques et spoliatrices chez les uns et chez les autres. Le 13 mai, Jeanbon, de retour à Montauban, y trouvait une lettre adressée de Bordeaux à un de ses partisans et où se lisaient ces mots : « Votre bon ami Saint- André, commissaire, vient de donner une proclamation dans le département de la Dordogne qui réduit à 3,000 de rente ceux qui ont une fortune au dessus : prenez garde, citoyen, qu’il ne vous réduise aussi à vous à 3,000 de rente. » Jeanbon' outré dénonçait au tribunal du district de Montauban « cette imposture atroce » * et écrivait au Comité de Salut public de la Convention : « Depuis que nous sommes dans les départements on n’a cessé... d'essayer de nous susciter des ennemis par les plus infâmes calomnies..……. il importe peut-être qu’on sache qu’il y a aussi des provocateurs parmi ceux qui déclament sans cesse contre ce qu’ils appellent l’anarchie. » Et c’est à des esprits ainsi aigris qu’on demandait de nouveaux sacrifices !

Jeanbon dut quitter le pays sans attendre l’effet de son arrété. Un

zèle (au Comité de Salut public, 17 mai. Aulard, t. IV, p. 213). Nous verrons qu'il fut éphémère.

1. Instruction arrêtée le 28 avril; en Fenvoyant aux représentants du peuple il ajoutait : « Ces grands mouvements doivent être autorisés par les représentants du peuple qui en dirigeront l’organisation et l’action » (Aulard, t. IV, p. 41). Peut-être y eut-il encore le 13 mai un arrêté du département du Lot ordonnant une nouvelle levée, à moins d’une erreur de date au Procès-verbal de la Convention (t. X VII, p. 80).

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