RÉFORMES DE LA LÉGISLATIVE
club à club on négociait lés décisions à obtenir du pouvoir exécutif par l'intermédiaire des Jacobins de Paris au profit de tel ou tel individu ‘. La notion de l'intérêt général et de la subordination à un
“pouvoir central disparaissait complètement.
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La Législative, de tendances plus démocratiques que la Constituante, r’eut fait qu'accentuer les dispositions de la loi d'avril 1791 en faveur des marins du commerce. Le girondin Kersaint, capitaine de vaisseau, dénonçait cette loi « comme un concordat avec les anciens préjugés ? », voulait confier à l’élection par tous les marins en présence du public, la rédaction d’une liste de candidats parmi lesquels le Roi nommerait les officiers; ajoutez le contrôle des certificats de civisme et vous aurez les lois du 18 mars et du 4 octobre 1793 dont l'Histoire rendra les Montagnards exclusivement responsables ÿ. L’Assemblée n’eut pas le temps d'étudier cette question, elle s’occupa simplement des troupes de la marine constituées jusqu'alors par un corps de canonniers matelots recrutés en dehors des classes et embarqués sur les vaisseaux de l’État, et par des troupes de l’armée de terre provisoirement détachées à bord en temps de guerre pour le service de la mousqueterie *. Entre ces corps et la marine, comme entre les différents éléments de celle-ci, nous avons dit qu’il existait des rivalités. Kersaint aurait voulu tout uniment verser dans l’armée. de terre les troupes de la marine, sauf les canonniers matelots, et fonder dans les ports des écoles d’instruclion pour le canonnage, mesure que reprendra Jeanbon et dont lui seul porte la responsabilité dans l’histoire *. L'Assemblée, au contraire, créa une infanterie de marine, forma deux régiments d'artillerie de marine, y ajouta quatre compagnies d’apprentis canonniers des classes f. Elle perpétuait la rivalité signalée plus haut.
par le club de Montauban de l’appuyer dans ce sens. Voy. aussi Registre C du club de Montauban au 21 mars 1792.
1. Voy. Registre C du club de Montauban, 29 et 31 décembre 1791, 4 janvier 1792. - Le club de Moissac demande à celui de Montauban de l’appuyer auprès des Jacobins pour faire nommer commissaire des classes un Moissagais; le club de Montauban s'excuse, il a déjà promis son appui à une créature du club de Bordeaux. Jeanbon est mêlé à toute cette affaire.
2. Discours du 31 mai 1792 à l’Assemblée législative, imprimé par ses ordres 39 p., in-8.
3. Voy. Kersaint, Institutions ER 2e vol. pp. 46-53. Le même dit (1er vol., p. 84) : « l'armée navale sera composée d'hommes libres ou ne sera plus ».
4. Maurice Loir, La marine royale, pp. 148-158. Les ofliciers de vaisseau étaient peu favorables aux canonniers matelots et demandaient l'adoption d'un corps d'infanterie spécial aux vaisseaux.