‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 270 sur 889 · Moniteur, t. XII, p. 372, séance du 12 mai · texte numérisé non relu

Moniteur, t. XII, p. 372, séance du 12 mai

6. Décrets du 28, 29 et 31 mai 1792 : 4 régiments d'infanterie de marine. Recueil des

Pendant ce temps le ministre Bertrand de Molleville ‘, successeur de Thévenard d'octobre 1791 à mars 1792, encourageait systématiquement l’émigration. Ses successeurs éphémères : Lacoste, du 15 mars au 21 juillet 1792, du Bouchage du 21 juillet au 22 août ?, ne tentèrent point de remédier à la situation. Des lois du 12 février 1792 et du 15 août essayèrent vainement d’enchaîner les officiers par le serment civique. De la liste Thévenard il ne restait, au 15 mars 1792, que ? vice-amiraux sur 9,3 contre-amiraux sur 18, 42 capitaines sur 170, et 356 lieutenants sur 530 *. Pour combler ces vides, un décret du 17 septembre 1792 autorisa les ofliciers retraités à reprendre du service, précipita l’avancement pour les lieutenants, remplit moitié des postes de lieutenants vacants par des enseignes entretenus, mais écarla tous ceux qui ne préteraient pas serment de

fidélité à la nation “. Aucune mesure ne fut prise pour étouffer les

séqtIoNs qui se multipliaient.

Lois dans AD vis, 46, t. IL, p. 461, et Procés-verbal de l’Assemblée législalive, t. VILI, pp. 580-650 (voy. Malaizè, Essai historique et chronologique sur les troupes de la marine, Brest, 1853, in-8, pp. 43-50). Sur les projets du Comité de marine de la Législative, voy. une Anulyse de ses travaux. 7 p., grand in-4, Impr. Nat. dans AD vu, 39. Noter que Sers, l’ami de Jeanbon, fut membre du Comité de marine de la Législative et présenta des rapports en son nôm. Voy. AD vu, 42, un décret du 17 septembre 1792 qui supprime les anciens titres d’élève et de volontaire de la marine pour ne laisser que celui d’aspirant, et réglemente le service des aspirants (Procèsverbal, t. XVI, pp. 71-77); un autre règle les congés à accorder. aux ofliciers retour de campagne (ibid. Dir)

1. Le 1er octobre 1791 il succède à Thévenard, parti le 17 septembre. Ex-intendant de Bretagne, né à Toulouse en 1744; sorti du ministère en mars 1792, décrété d’arrestation le 15 août, réfugié en Angleterre, revint en France en 1814, mort en 1818 (Dict..des Parlementaires). Voy. dans AD vu, 36, les accusations portées contre lui dans la Législative et sa défense.

2. Lacoste (Jean de), né à Dax en 1730, chef du contentieux des colonies au ministère de la marine, ministre de la marine le 15 mars, donna sa démission le 10 juillet, acquitté en 1793 par le tribunal criminel de la Seine devant lequel la Convention l'avait traduit, nommé par Bonaparte en 1800 membre du conseil des prises, mort en 1820 (Dict. des Parlementaires). Du Bouchage, né à Grenoble en 1749, inspecteur général de l’artillerie, ministre de la marine du : 20 juillet 1793; destitué par l’Assemblée législative le 10 août il émigra, rentra en France sous le Consulat, ministre de la marine de 1815 à 1817, pair de France, mort en 1821 (Dict. des Parlemenlaires).

3. D’après le discours de Kersaint du 31 mai 1792, déjà cité. Guérin, Histoire de la marine contemporaine de France, Paris, 1841, 1 vol. gr. in-8, p. 220, cite des chiffres un peu différents. Sur une liste des émigrés des districts du Finistère du 25 vendémiaire an VII, les officiers de marine sont dans la proportion des deux tiers (Arch. Finistère). Tous ceux qui ont quitté les cadres n’ont pas émigré : Bougainville, nommé vice-amiral le 1er janvier 1792, refuse et se retire le 22 février déclarant qu'il chercha vainement les coopérateurs « qui joignaient à la théorie la science des manœuvres d'armée et la pratique des combats. Après une longue patience de leur part, les excès répétés d’une insubordination consacrée par l'impunité les ont éloignés du théâtre de leurs travaux » (Jal, article Bougainville, déjà cité). Voy. antérieurement le rapport fait à l’Assemblée nationale le 13 janvier 1792 par Cavellier sur l'émigration et la liste qu'il donne des officiers émigrés à cette date dans AD vu, 41.

4. Réduction à trente mois, en temps de guerre, des trois années de navigation exigées du lieutenant pour passer capitaine, moitié des vacances du grade de lieutenant dévolue par ancienneté aux enseignes entretenus. (Recueil des lois dans AD vu, 46,1. IH, p. 143; Procès-verbal de l'Assemblée Législative, t. XVI, pp. 61-

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