‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 27 sur 889 · Voy. Hugues au t. IIT, presque à chaque page · texte numérisé non relu

Voy. Hugues au t. IIT, presque à chaque page

4. Dans,le synode, « les ministres qui ne prétendaient pas aux charges étaient invités à faire connaitre leur volonté avant qu'on les mît sur les rangs « (Hugues, Introduction, p. 49).

5. Le synode du Haut-Languedoc comprend, depuis 1772, les colloques de Lacaune, Vabres, Castres, Mazamet, Revel et Puylaurens, et le colloque de Castres comprend les églises ou communautés de Réalmont, Roquecourbe, Montredon et Castres (Hugues, t. I, Appendice, p. 420).

6. Voy. synode provincial du 29 juillet 1777 (Hugues, t. EL, p. 206).

7. Décision du colloque général du Haut-Languedoc, 30 juillet 1776 (Hugues, t. III, p. 174).

20 ‘ : JEANBON PASTEUR A CASTRES

elle décide d'y appeler en même temps les pasteurs Jeanbon Saint- André et Gabriac, le premier qui acceptera choisira son église *. Soudain, elle se ravise et arrête, « les besoins de l’église de Saint- Antonin étant plus pressants, de convoquer M. Genolhac, pasteur du Bas-Languedoc, dès que l’on sera fixé sur la venue de M. Gabriac, et avant que M. Fonfrède écrive à M. de Saint-André ». Dans le synode du Montalbanais du 20 novembre, on voit que M. Genolhac a accepté, et il est installé ainsi que son collègue Gabriac. Il y a eu là un revirement dont les causes nous restent cachées, Peut-être faut-il Pattribuer au pasteur Gâches ?, qu'on désignera dans la suite comme un

ennemi juré de Jeanbon. En tout cas, l'échec du pasteur de Castres

n’était pas dû à des considérations très sérieuses, car, l’année suivante, en juin 1778, le synode du Montalbanais appelle Jeanbon au poste même de Montauban *; il refuse, « par un reste de méfiance,

injuste à la vérité, mais que l'expérience du passé me faisait croire

trop bien fondée » ‘, dit-il dans une lettre postérieure. Et de tout ceci

semble se dégager cette conclusion qu'il y a eu là en jeu des

questions de personnes, et que sur le moment Jeanbon en a été

blessé.

Dans le même temps s'engagent des négociations pour faire venir notre ministre à Bordeaux; en juin 1778, une pétition de soixantehuit notables de l’église de Bordeaux demandait au Consistoire un troisième pasteur et offrait de faire les frais de son entretien, à condition que ce troisième pasteur fût M. Saint-André « dont les talents, le zèle, les vertus, sont particulièrement connus des soussignés » . Le 23 juin, le Consisltoire accueillait favorablement la demande ÿ, mais soudain surgit la candidature de Rabaut Pomier, le deuxième fils de Paul Rabaut ‘. Le Consistoire hésite alors entre les deux. Cela lui vaut une lettre des partisans de Jeanbon qui lui représentent que

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