‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 305 sur 889 · L 2149. Arch. Gironde. À · texte numérisé non relu

L 2149. Arch. Gironde. À

4. Wallon, op. cit., t. I. Appel de la Commission populaire du 9 juin aux autres départements pour la levée d’une force armée. Arch. nat. AF11 45.

5. L 2128. Arch. Gironde. Voy. sur ces faits et la suite le rapport de Baudot « sur les autorités constituées de Toulouse après le 31 mai » (Bibl. nat. Le 39/20, 21). AFur 45. Rapport de Julien de Toulouse, ADxvie 309. Arch, nat.

6. Mémoire apologétique de Sartres déjà cité; le département communique le 1% son adhésion à la Haute-Garonne. Lettre de Jeanbon à Sartre du 26 juin citée dans son Mémoire.

7. Lettre du Comité de Salut publie de Montauban à Jeanbon du 16 juin (L 108. ‘Arch. Tarn-et-Garonne).

8. Lettre du même à Baudot et Ysabeau du 19 septembre rappelant ces faits (ibid.). D’après Sartre, les négociateurs de Cahors ne furent même pas entendus, dès qu'on connut leur mission (mémoire cité). Le district se prononça pour le fédéralisme et élargit les reclus (lettre du Comité du 16 juin à Jeanbon).

départements de l'Ouest, d’un autre côté à ceux du Bas-Languedoc, du Gard, soulevé par Rabaut Saint-Étienne, de l'Aude, de FHérault

qui correspondaient eux-mêmes avec les Bouches- du- Rhône.

Dans chaque département, il est vrai, les fédéralistes se heurtaient à des adversaires intéressés ou convaincus, à des groupes montagnards solidement organisés : .à Toulouse, la Société populaire appuyée sur le nouveau procureur général syndic Descombels et: sur ses amis de Castelsarrasin, dans la Gironde Lesparre et la petite ville protestante de Saint- Foy 1. La Dordogne, fanatisée récemment par la mission d’Élie Lacoste et Jeanbon, répugnait à suivre son. administration départementale. Dans le Lot, enfin, le Comité de Salut public de Montauban raffermissait Ja foi du club un moment chancelante *, et dans ce dernier le pasteur Duprat et les protestants démocrates luttaient avantageusement contre la bourgeoisie réformée, ils obtenaient même des sections une adresse d'adhésion au 31 mai qui parvint le 13 juin à la commune de Paris *. Devant cette résistance, l'administration départementale reculait : le 17 juin, le 20, elle rétractait son adhésion au fédéralisme et en donnait avis aux députés des sections de Cahors à Paris ‘; au surplus, l’un de ces deux dépulés, Combes-Dounous, avait été des amis de Jeanbon, le procureur général-syndice Sartre, le secrétaire Filsac, correspondaient encore avec le conventionnel de Montauban *.

Le fédéralisme n’avait donc pas cause gagnée dans celte région, mais il était urgent d'agir, surtout à Toulouse qui pouvait, selon le cas, unir ou séparer les fédéralistes du Sud-Est et ceux du Sud-Ouest, et à Montauban non moins importante entre Toulouse et Bordeaux.

Le lendemain même du jour où il a été adjoint au Comité de Salut public, le 13 juin, Jeanbon présente, au nom du Comité, un rapport tendant à faire décréter : 1° l’envoi en Vendée, sous vingt-quatre heures, de 1,000 hommes, canonniers pour la plupart, offerts par le département de Paris et de quarante-huit pièces d’artillerie données par les sections de la capitale ; 2° le développement dans Paris de toutes les manufactures d'armes; 3° l'envoi de Bourdon de l'Oise et

1 Wallon, op. cit., t. II. La lettre du 16 juin du Comité de Montauban à Jeanbon se fiait peu à l'efficacité de cette résistance.

2. Lettre très équivoque qu’il adresse le 12 juin à la Convention : le décret d’arrestation des 32 « a excité un sentiment de surprise et de douleur dans nos âmes... vous allez fixer les doutes » (2° Reg. de correspond. du club. Arch. commun.) une autre du 19 juin est plus nettement montagnarde (ibid.). Dans une.note sur Fontanel cadet, reclus, on voit qu'il fut « rédacteur de la proclamation provoquée aux séances de la Société de Montauban par la cabale feuillantine », à propos du 31 mai (L 26. Arch. Tarn-et-Garonne). Nous n’avons pas cette proclamation, une lacune existant pour cette période au 4° Registre du club. Parmi les reclus de l'an 11, on trouve quantité de négociants et hommes de loi emprisonnés pour fédéralisme avec cette mention «très patriote jusqu’à l’époque du 31 mai » (L 27. Arch. Tarn-et-Garonne).

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