Wallon, La Révolution du 31 mai, t. Il, pp
4, Mémoire cité de Sartre. Lettre du 14 juillet 1193, du club de Cahors aux Récollets de Bordeaux (L 2157. Arch. Gironde).
5. Jeanbon à la Convention : « J'apprends que plusieurs citoyens et fonctionnaires publics de la ville de Toulouse, dont vous avez décrété l'arrestation et la traduction à la barre, ont été arrêtés en passant par Montauban où ils séjournent depuis cinq à six jours. On voudrait, à ce qu'il parait, semer la zizanie parmi les citoyens paisibles de cette ville comme on l’a fait à Toulouse. Je demande que le ministre de la justice soit tenu de vous rendre compte des motifs qui ont donné lieu à cette infraction à la loi, afin que, s’il se trouve quelques fonctionnaires publics qui y aient participé, vous les fassiez punir » (Journal de ta Montagne, t. I, p. 202).
le 8 juillet les corps constitués de Montauban mirent en liberté lous les détenus ‘. Les démocrates, inquiets de cette mesure, étaient de plus menacés de perdre, avec la fonderie de canons, un de leurs gagne-pain ?, au moment même où ils faisaient en dons patriotiques des sacrifices considérables * et alors que les détenteurs de blé, cachant les grains, provoquaient à nouveau la disette *. L'acte constitutionnel fut pourtant accepté le 14 juillet *.
Le 17 ou le 18, revint de Saint-Girons le détachement de garde nationale à cheval qu'y avait envoyé Jeanbon ‘; cette cavalerie, avons-nous dit, était recrutée parmi les jeunes gens de la haute bourgeoisie. Le 19, on débita en ville et à la Société populaire que le Comité de Salut public de Montauban avait rendu la liberté à des détenus *, dénonciations et dénégalions se croisèrent, le trouble . fut extrême, le Conseil général de la commune et l'administration du district réunis lancèrent un manifeste où ils promettaient de faire la lumière, et nommèrent une commission chargée d'ouvrir une enquête *, le Comité de Salut public de Montauban suspendit ceux de ses membres qui étaient incriminés, et le club fut sur le point de le renier ?. Treilhard et Mathieu, revenus de Bordeaux à Montauban d’où ils surveillaient l'avant-garde de l’armée bordelaise campée à Langon ‘’, signalèrent à Paris cette situation. [l y avait proba-
1 Tous les détenus sortirent le.8 juillet (papiers Bosquet).
2. Jeanbon a fait confirmer cet établissement par un arrêté du Comité de Salut public mentionné au procès-verbal de la Convention, t. XVI, p. 243. Mais les Représentants du peuple à Toulouse et le département du Lot voulaient supprimer la fonderie (L 108 Arch. Tarn-et-Garonne). Elle faisait concurrence à celle de Toulouse et le département du Lot en voulait établir une à Cahors.
3. Par exemple celui que Jeanbon annonce, offert par le club, le 18 juillet à la Convention (Moniteur, t. XVII, p. 176).
4, Séance de la Convention du 15 juillet, un député du département du Lot expose cette situation (Moniteur, t. XVII, p. 143).
5. Le 10 juillet, le Conseil général de la commune fixe les assemblées primaires au 14 (fol. 129 recto, 3e Registre du Conseil général). Le16, Urbain Bergis est chargé par les assemblées primaires d'aller porter leur acceptation à la Convention (p. 148. Livre Jaune). Le 23, cette acceptation est annoncée à la Convention (Moniteur,t. XVII, p.202). D’après une proclamation du Directoire du département du Lot, du 6 septembre, la section de Saint-Germain, canton de Saint-Germain, aurait, lors du vote sur la Constitution, demandé un chef «et soupiré après l’esclavage » (Miscellanea Devals. Arch. . Tarn-et-Garonne).
6. Papiers Bosquet. Signalons, à la date du 17 juillet, une lettre d’ailleurs sans inté- : rêt de Jeanbon à la municipalité de Montauban (Arch. commun., série AA, carton 5).
7.8e Registre du Conseil général de la commune, fol. 134 recto. Registre de délibérations du Comité de Salut public. de Montauban à la date du 21 juillet (L 107. Arch. Tarn-et-Garonne). Dénonciation de la Société populaire contre Jeanbon Saint-André du 24 prairial an IIL, déjà citée.
8. Le 22 juillet fol. 137 verso, 3° Registre du Conseil général de la commune.
9. Adresse du club du 30 juillet à la Convention, elle reconnaît que l'opinion publique « déjà semblait avoir prononcé sur le compte de certains individus » du Comité; « la municipalité Sest chargée de cette affaire et nous ignorons comment on s’en trouvera » (2° Reg. de corresp. du club), Invitation par voie de l'impression faite par le club à tous les citoyens de venir lui apporter leurs dénonciations (cité pp. 252-258. Livre Jaune).
10. Ts avaient établi à Montauban un Comité des administrateurs des trois départements, Lot, Lot-et-Garonne, Haute-Garonne, et arrêtèrent avec lui, le 23 juillet, de