‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 344 sur 889 · Lettre du 6 août au Comité, déjà citée · texte numérisé non relu

Lettre du 6 août au Comité, déjà citée

2. Guerre : armée de la Moselle. Chuquet, Hondschoote, p. 106.

3. Milhaud en mission du 19 juillet à armée du Rhin par arrêté du Comité de Salut public (Aulard, Actes du Comité de Salut publie, t. V, p. 301), né à Arpajon (Cantal) en 1768, sous-lieutenant au régiment des colonies en 1789, député du Cantal à la Convention, après la Convention reprit du service, général de cavalerie, Comte de l'Empire, grand officier de la Légion d'honneur, adhéra à la ire Restauration, puis aux Cent Jours, fut épargné par la 2e Restauration et mourut en 1833 (Dict. des Parlementaires).

4. Soubrany, envoyé par décret du 30 avril à l’armée de la Moselle, maintenu le

- 19 juillet (Chuquet, Wissembourg, p. 8), né à Riom en 1752, officier de cavalerie,

ardent révolutionnaire malgré ses origines nobles et sa fortune, député du Puy-de- Dôme à la Législative et à la Convention, impliqué dans l'insurrection montagnarde de prairial an III, traduit devant une commission militaire et guillotiné le 16 juin 1795 (Dict. des Parlementaires). Richaud en mission du 19 juillet à l'armée de la Moselle

avec Soubrany. Ehrmann, envoyé par décret du 22 juillet à l'armée de la Moselle.

5. Pully sera suspendu le 5 septembre (Chuquet, Wissembourg, p. 160, note 1). Hédouville, né en 1744 dans la Meuse, lieutenant au régiment de Monthureux des milices de Lorraine en 1757, garde du corps du roi de1764 à 1769, lieutenant puis capitaine au régiment provincial de Troyes, capitaine au 3e bataillon des volontaires de la Marne le 4 septembre 1791, chef de la Légion des Ardennes depuis le 15 octobre 1792, général de brigade le 9 avril 1793, suspendu le 16 septembre, traduit au tribunal révolutionnaire et acquitté le 16 nivôse an II, réformé en l’an VII, retraité en 1811, mort en 1818 (Chuquet, Hondschoote, p. 189, note 3). Guénand quitte le service le 1° septembre 1793 comme noble (Chuquet, Wissembourg, p. 163, note).

fussent cédées pour l’armée du Nord. Mais ils ne considéraient pas que les armées de la Moselle et du Rhin dussent se borner à four- “nir des renforts, el ils proposèrent, avant le départ de ceux-ci, «d'opérer une diversion puissante sur la Moselle et le Rhin, de chasser l'ennemi de Landau, de détruire ses ouvrages de Kehl, de lui nuire partout, de l’inquiéter partout, et de tirer enfin parti de l’audace et de l’ardeur du soldat français». Les généraux répondirent qu'avec des forces, une cavalerie surtout, numériquement inférieures, ils n'avaient qu’à se tenir sur « une défensive respectabie ». Beauharnais, en particulier, dit qu’il raisonnerait comme les deux membres du Comité de Salut public : « S'il n’était pas de la caste ci-devant noble....,les autres officiers généraux tremblaient aussi d’être inquiétés, ils se disaient dépouillés de toute confiance, exposés à voir retomber sur eux les mauvais succès des opérations les mieux combinées, et à être soupçonnés même quand ils seraient vainqueurs. » Beauharnais alla jusqu’à presser Jeanbon et Prieur d'accepter sa démission. Les deux PRES ERRE ne voulurent point prendre sur eux cette mesure.

Quand il fallut fixer le contingent à tirer des deux armées, les généraux manifestèrent la même timidité et ce fut l’objet « d’une discussion très longue et très fatigante. Chacun craignait de se dégarnir », surtout en cavalerie. Après bien des débats on accorda . à Jeanbon et Prieur 11,375 hommes. Ils jugèrent que c'était trop peu, mais le décret établissant leur mission leur avait prescrit de se concerter avec les généranx. Sans oser passer outre, ils firent observer que si les armées étaient numériquement faibles c’est qu'on laissait s’éparpiller les troupes, qu'on émiettait des contingents considérables à la surface d’un territoire très étendu, « comme si vous vouliez que l'ennemi qui ne se présente jamais à vous qu'avec des forces supérieures fû, constamment vainqueur ». De même qu'on agglomérait des troupes dans le Nord pour prendre l’offensive il fallait concentrer les troupes de l'Est pour passer à l'attaque ‘.

Les deux Représentants quittèrent la conférence fort mécontents de la pusillanimité des généraux, ils comprenaient qu'elle était fatale chez des nobles que rendait suspects leur origine et se répétaient sans doute, comme d’autres Représentants, que, si la confiance ne se commande pas, la confiance est nécessaire pour vaincre les

1. Rapport feanbon. Richaud, Prieur de la Marne, Guyardin, Jeanbon Saint-André, Ehrmann, J.-B. Lacoste, P.-A. Soubrany au Comité de Salut public, de Bitche, 9 août (Guerre : Correspondance générale, armée du Rhin). Beauharnaïis, après le départ de Jeanbon ne cessa d'offrir sa démission; refoulé les 20 et 21 août par Wurmser dans la forêt du Bienwald en avant des lignes de Wissembourg, il fit accepter le 23 sa démission (Chuquet, Wissembourg, pp. 106-112). Les troupes à envoyer à l’armée du Nord devaient, celles du Haut-Rhin, être dirigées de Metz en poste sur Péronne, celles du Bas-Rhin et de l’armée de la Moselle marcher en corps sur Mézières (ibid., p. 66).

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