‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 345 sur 889 · LAN · texte numérisé non relu

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ennemis !. Au camp de l’armée de la Moselle à Sarrebrück, ils eurent « de bien douces consolations » : ils virent une armée de 40,000 hommes bien exercée, bien disciplinée, « brûlant du feu du patriotisme le plus énergique », sindignant de son oisiveté, et « demandant à grands cris qu’on la conduisit à l'ennemi ? ». Ils célébrèrent avec “celle armée et leurs collègues Soubrany, Ehrmann et Richaud la fête anniversaire du 10 août, dont Jeanbon avait conitribué à faire décréter récemment la célébration dans les armées et qui élait en même temps la fête de l'unité et de l’indivisibilité de la

“République *.

IS reçurent alors un arrêté du Comité de Salut public du 8 août qui, pour parer aux dangers qui menaçaient l’armée du Nord, prescrivait de la renforcer non plus d’un contingent à débattre, mais de 30,000 hommes d'infanterie. Ces troupes seraient dirigées sur Péronne et Saint-Quentin par les voies les plus rapides et cinq miHions étaient ailoués pour leur transport #.

Sans tarder, Jeanbon et Prieur tirèrent ces 30,000 hommes de l’armée de la Moselle, et, comme ils avaient fait pour les Mayençais, ils en ordonnèrent la marche par corps, avec arlillerie et effets de campements, sur Cambrai, bien que le Comité de Salut public indiquât par son arrêté l'emploi des postes. Ils confièrent l'exécution de ce plan à Soubrany, Ehrmann et Richaud, mais, eux partis, il ne fut envoyé que 22,000 hommes, et une portion de ces troupes fut expédiée par postes, ce qui amena, comme ils l'avaient prévu, « du retard dans l’arrivée de la colonne, et de la confusion dans sa marche ÿ ».

L'armée de la Moselle, ainsi réduile au rôle de « pépinière » des autres armées ne comptait plus que 10,000 hommes. Jeanbon et Prieur lui affectèrent les 11,000 soldats primitivement désignés pour le Nord, puis, dans un nouveau séjour de vingt-quatre heures à Metz,

“ils ramassèrent pour elle dans le pays les garnisons trop nombreuses

ou superflues, ils-envoyèrent au camp de Sarrebrück la garnison de Metz elle-même, dirigèrent sur les Pyrénées d’autres troupes peu sûres, pourvurent à la garde de Metz par des détachements qui se trouvaient inutiles à Nancy et par la garde nationale réquisitionnée.

* 1. Ruamps, Borie, Milhaud, de Strasbourg, 19 août 1793, au Comité (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VI, p. 37).

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