‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 354 sur 889 · Aulard, t. V, p · texte numérisé non relu

Aulard, t. V, p

5. The manuscripts of J. B. Fortescue preserved at Dropmore, Londres, 1894, t. II, p. 459. Premier bulletin d’un espion aux gages du gouvernement anglais, ce bulletin et les suivants ne sont le plus souvent qu’un tissu dé racontars absurdes. Jeanbon aurait proposé à cette même séance du 2 septembre, avec Pache, Drouet, Cambon et Robespierre d'écraser tous les partis autres que le parti montagnard par une insurrection (ibid., p. 457).

6, Michelet, Révolution, t. VII, p. 29.

sous sa direction la démocratie révolutionnaire qu’à condition de la dépasser en énergie, et il fut un instant devancé par elle.

Le pain, dans les premiers jours de septembre, se faisait rare, tandis que les royalistes renaissaient à l’espérance en apprenantles derniers succès des ennemis, l’inaction apparente de l’armée du Nord et la proclamation de Louis XVII dans Toulon. Ils reparaissaient et se concertaient aux réunions journalières des sections, réunions que l’'ouvrier désertait, retenu par les obligations de son travail journalier. Aux représentations de Paméla et d’Adèle de Sacy, deux pièces royalistes, leur joie prématurée débordait en manifestations insolentes ‘. Malgré le vote, le 3 septembre, du principe d’un maximum de prix pour toutes les denrées et malgré l'interdiction du commerce des grains ?, le 4 septembre la colère et la faim jetèrent les faubourgs à la place de Grève. Puis la foule envahit l'Hôtel-de-Ville, reçut de Chaumette, procureur de la Commune, le conseil de demander à la Convention une armée révolutionnaire qui ramasserait les blés, assurerait les arrivages et empêcherait les accaparements, tandis qu'Hébert, prompt à confisquer la direction du mouvement, émettait l'avis d’aller le lendemain cerner la Convention, comme au 31 mai, jusqu’à ce qu’elle eût pris des mesures . Ce même jour, aux Jacobins, Barère, le plus facile à perdre des membres du Comité de Salut public, Barère dont la chute aurait démantelé le Comité n’était sauvé que par l'intervention de Robespierre ‘.

Le 5 septembre, la Convention venait de voter une mesure de rigueur, de porter à quatre le nombre des sections du tribunal révolutionnaire , quand se présente une députation de citoyens, conduite par le maire Pache et par Chaumette : elle réclame « des subsistances et pour en avoir force à la loi », c’est-à-dire une force armée, l'armée révolutionnaire. Robespierre, président, fait une première ‘concession : l’Assemblée, dit-il, prendra en considération lesvœux des pétitionnaires et les admet aux honneurs de la séance. Alors derrière eux fait irruption la foule, portant des écriteaux couverts des inscriptions : « mort aux tyrans, guerre aux aristocrates, guerre aux accapareurs », et la Convention est envahie. Billaud en profite pour exiger, en plus de l’armée révolutionnaire et attendu que « partout : on remarque le défaut d’action », l'établissement « d’un Comité qui surveille l’exéculion des lois tant par le Conseil exécutif que par les

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