‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 360 sur 889 · Buchez et Roux, t. XXIX, pp · texte numérisé non relu

Buchez et Roux, t. XXIX, pp

è. Moniteur, t. XVII, pp. 682-684. Intervention de Jeanbon, p. 684.

Jeanbon à la Convention, « a pensé qu’il fallait que les municipalités fussent surveillées par les bons patriotes et retenues par eux dans la ligne du bien public. Les Comités de Surveillance et de Salut public établis par vos commissaires sont partout composés de sans-culottes, de patriotes énergiques, car les Messieurs dédaignent d’entrer dans ces administrations subalternes qui n’exercent d'autre autorité que celle de surveillance, qui ne se font remarquer que par leur dévouement au bien public. Nous vous proposons de leur accorder le visa sur les certificats de civisme ». L'Assemblée décréta la modification demandée ‘. Pour qui se rappelle avec quelle sollicitude Jeanbon avait soutenu le Comité de Salut public de Montauban et comme il avait pris soin de multiplier cette institution dans le ressort de ses missions, il n’est pas étonnant qu'il se soit fait le RENE à la Convention du décret du 19 septembre.

Le même jour, un arrêté du Comité de Salut public signé de Barère, Hérault, Carnot, les deux Prieur et Jeanbon Saint-André, faisait application du décret du 17 septembre à un certain nombre de villes : tous les suspects y seraient incarcérés ?. Le 23 septembre, Jeanbon pressait l'envoi par la Convention au tribunal révolutionnaire d'un des membres de l'assemblée, Perrin de l'Aube, prévenu d’avoir trafiqué de son mandat *. Un système d’inquisition méthodique et implacable agissant sous la direction du Comité de Salut public par l’intermédiaire des Comités de Surveillance locaux, commence à peser dans toute la France sur les adversaires des démocrates et de la Montagne.

Cependant, contre le Comité de Salut public un nouvel orage se formait, suscité par quelques-unes de ses mesures même. Le 7? septembre, Duhem, rappelé de mission parce qu’il s’obstinait à défendre La Marlière, avait demandé à se justifier devant un Comité qui jugerait entre le Comité de Salut public et les Représentants du peuple en mission “. Aux Jacobins, Hébert, le 9, en dénonçant Lecointre, le 11 en attaquant Bourdon de l'Oise et Goupilleau faisait de nouveaux ennemis au Comité de Salut public, et Robespierre couvrait Bourdon d’une pitié méprisante qui ne faisait qu’aigrir les rancunes de ce dernier ÿ. Le 11 aussi, c'étaient les Représentants Ritter, Laurent, puis Osselin et tous les membres du Comité de Sûreté Générale

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