‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 368 sur 889 · JEANBON ET L'INSTRUCTION PUBLIQUE · texte numérisé non relu

JEANBON ET L'INSTRUCTION PUBLIQUE

phages: Je demande qu’il soit enjoint à nos généraux de suivre à la rigueur les lois de la guerre dans les pays conquis ‘. » Il n’était donc plus d’avis d'appeler les peuples à la liberté. et de réserver toutes les sévérités à leurs tyrans. La Convention l’approuva pleinement,

et, le 18, le Comité de Salut public dressait pour les généraux et com-

mandants des forces navales une instruclion que signa Saint-André et qui « n’était que l'adaptation à la guerre républicaine des coutumes appliquées durant tout le cours du siècle dans les guerres des monarchies ? ». Elle ordonnait dans tout pays conquis de prendre des ôtages, désarmer les habilants, prélever contributions, réquisitions et tout ce qui pourrait être d’un profit quelconque, détruire les routes et travaux d'art; seul l’article 9 était un correctif à l’ensemble des

prescriptions, il recommandait aux généraux d'empêcher « que les

soldats ne se livrent au pillage et à aucun excès * ».

Par contre, dans cette même séance du 15 septembre, Jeanbon s'indiguait que les dispositions décrétées pour le soulagement des veuves, des femmes et des enfants des défenseurs de la patrie fussent restées lettre morte. Il prononçait ces belles paroles : « S'il est des mesures dont l'exécution doive être de rigueur, ce sont les lois de bienfaisance ». Il faisait charger de l’application de la loi les municipalités de canton, les districts étant trop occupés, et il obtenait des

“peines contre celles « qui auront négligé ces devoirs sacrés # ».

Le15septembre également, unedéputation du département de Paris, de la municipalité, des sections et des Sociétés populaires de la capitale demandait à la barre de l’Assemblée la réduction des collèges de Paris à six, la suppression des écoles de théologie, de droit et de médecine de l’Université de Paris, et à leur place l’organisation, en plus des écoles primaires, de trois catégories d'établissements d’instruction : écoles d’arts et métiers, écoles supérieures à celles-ci, écoles pour les études inaccessibles aux intelligences moyennes; Jeanbon convertit en motion la demande des pétitionnaires. Lakanal vint dire que c'était là le plan adopté par la Commission des Six et qu'il devrait être substitué dans toute l’étendue de la République aux collèges et facultés des Universités. Coupé demandait un examen approfondi de la question, Jeanbon insista pour l'adoption immédiate du projet attendu que les établissements proposés étaient très nécessaires à Paris et Bourdon déclara qu’il ne s'agissait pas de décréter un pian d'éducation, mais « de chasser des collèges l’aristocratie et la barbarie... et d'élever à la place de l'Université des écoles d'arts et métiers » tandis que, pour Barère, le plan proposé

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