er septembre, 2 Registre correspondance du club
8. Le 27 août Jeanbon demande à la Convention la réouverture du club national de Bordeaux « pour deux raisons, la première parce qu’il a rendu de grands services à la chose publique depuis le commencement de la Révolution; la deuxième parce qu’il fut toujours en butte aux persécutions de Gensonné ». Décrété (Journal de la Montagne, t. 1, p. 593). ë
9. Aulard, Actes du Comité de Salut public, t., VI, p. 577; lettre de Baudot, Chaudron-Roussau de Toulouse, 8 octobre, au Comité de Salut publie sur l’inutilité de ce camp, Bordeaux ne pouvant faire résistance (Aulard, ibid., t. VIL, p. 314). Peutêtre forma-t-il des troupes pour Toulon (Paganel au Comité de Salut public, Toulouse 17 brumaire, Aulard, & VIII, p. 283).
nationale en une petite armée révolutionnaire de 500 hommes ‘. Le général Brune, traversant.Montauban dans sa marche sur Bordeaux, écrivait le 24 septembre à Bouchotte : « les aristocrates boutiquiers, surtout dans ces cantons, ne sont pas encore mis à l’ordre du jour ? »; mais Baudot, le 28, déclarait au Comité de Salut public que si Tou- louse était révolutionnaire, Montauban était « formée sur le même modèle » el avait en outre « l’avantage de compter une plus grande masse de patriotes instruits ». Ainsi, même amoindrie de tous ceux qui s'étaient abandonnés au fédéralisme, la minorité montagnarde et démocrate parvenait à imposer sa tyrannie dans Montauban. Jeanbon y était bien le maître désormais. De plus, avee Vadier de l'Ariège il tenail toute la région dans sa main et Descombels saluait en Saint-André « celui des députés du Midi qui a le plus contribué au salut de la chose publique * ». $
Avant de partir en mission pour Brest à la fin de septembre, Jeanbon donnera ses instructions au Représentant Taillefer désigné pour opérer dans le Lot *, et Baudot, Chaudron-Roussau, en attendant Taillefer, étendront les pouvoirs et le ressort du Comité de surveillance de Montauban dans des proportions considérables *. Le Comité en abusera durant lé séjour de Jeanbon à Brest. Dominé par le juge de paix Gautier, personnage « dévoré... d’une ambition démesurée et d’un désir de vengeance incommensurable », autrefois l'ennemi de Jeanbon et dont Jeanbon continuait d’ailleurs à se défier 5, il prendra des mesures plus que rigoureuses. Non content, le 13 brumaire (3 novembre), d’épurer la municipalité où ne resteront avec le maire Périès-Labarthe que des montagnards très ardents *, d’entasser le 16 vendémiaire (7 octobre) et le 13 brumaire, dans les trois
1. Arrêté du 22 septembre à Toulouse (Lxiv fol. 142 recto. Arch. Tarn-et-Garonne. Aulard, Actes du Gomité de Salut public, t. VII, p. 67). Le décret du 14 frimaire licenciera toutes ies armées révolutionnaires.