Revue rétrospective, 1'e série, t. II, p
8. Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VII, p. 107. Adhésion pleine et entière de la commune deCahors à la Montagne (Procès-verbal Convention, t. XXIIT, p. 157). Lettre de Descombels, Toulouse, 3 octobre, à Jeanbon pour lui recommander des députés du club de Toulouse et du département de Haute-Garonne, et lui dénoncer ainsi qu'à Vadier des généraux de l’armée des Pyrénées, lettre d’ailleurs odieuse (Arch. nat.-AF11 169). |
4. Taillefer envoyé dans l'Aveyron, le Cantal, le Lot, par décret du 23 août, pour faire exécuter la levée en masse (Procès-verbal, t. XIX, pp.188-191). Taillefer, né à Domme (Dordogne) en 1764; médecin, député de la Dordogne à la Législative et à la Convention, reprit l’exercice de la médecine après la session. Exilé en 1816, gracié en 1818, revint à Domme où il mourut en 1835 (Dict. des Parlementaires). Sur les instructions que lui donna Jeanbon, voy. Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VIII, pp. 45-49.
5. Ils lui donnent pouvoir d'étendre son service au-delà du district, de remplacer tels fonctionnaires publics qu'il jugera nécessaire, de faire lever sur les riches une subvention de 1,200,000 livres par arrêtés du 12 et du 14 octobre (4 Registre de la municipalité, fol. 114; LA fol. 2 recto. Arch. Tarn-et-Garonne).
6. Taillefer au Comité de Salut publie, de Rodez 5 brumaire an I (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VII, pp. 45-49).
7. Le 13 brumaire an II, il destitue Pagez, Preissac, Ant. Miret, Garrisson oncle,
couvents de Sainte-Claire, des Dames- Noires, des Capucins, des charretées de détenus ‘, de dénoncer et faire incarcérer à Toulouse les contre-révolutionnaires de Montauban qui s’y étaieut réfugiés, il commeltra des excès de pouvoir inouïs, les biens des citoyens seront à la merci de ses contributions, et leur liberté à la discrélion de ses animosités. En dehors même de Montauban, à Moissac, il interviendra pour se faire l'instrument des rancunes de Colombié et des jalousies. du club et de la municipalité de Montauban. Taillefer qui essayera de réprimer ses violences ? sera l’objet de ses dénonciations à la Convention *, et Paganel après Taillefer révélera au Comité de Salut public la conduite des Comités de surveillance du département du Lot #.
C’est ainsi que le despolisme du gouvernement révolutionnaire sera employé, dès son établissement, par les agents subalternes de Jeanbon pour satisfaire leurs odieuses passions et leurs appétits' détestables. Jeanbon l'avait souhaité et organisé dans des ambitions plus hautes. Ajoutons que celte tyrannie de la minorité révolutionnaire à Montauban n’en sert pas moins la patrie en empêchant désormais tout complot de la majorité royaliste et fédéraliste contre
Pierre Ruelle Calvet, officiers municipaux, écarte Doumerc Lacaze pour incompatibilité de fonctions, destitue Rauzet, Malleville Condat, Pierre Seguela oncle, notables, remplace les premiers par J.-P. Brun, Portal aîné, Saint-Geniès aîné, Bosquet aîné l’ami de Jeanbon, Guilhelm Faure-Grisoulat comme officiers municipaux, nomme procureur de la commune, chose bizarre, Constans Tournier écarté le.10 août pour fédéralisme (Livre Jaune p. 295).
1. Éphémérides montalbanaises, p. 273. Le 23 septembre, le Comité aurait délibéré de ne plus recevoir aucune pétition tendant à l’élargissement d’aucun reclus (dénonciation de la Société populaire contre Jeanbon du 24 prairial an III déjà citée).
2. Taillefer au Comité de Salut public, 5 brumaire an II, lettre déjà citée et bien édifiante ; le même, de Cahors 12 brumaire (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VUIL, P. 192) : plaintes de Colombié accueillies au club de Montauban le-5 brumaire (4e Registre du club. Arch. commun. Montauban), décret du 6 brumaire cassant un arrêté du Comité de surveillance (Procès-verbal, t. XXIV, p. 150).
3. Taillefer n’était pourtant pas tendre, il met en détention dans son domicile à Cahors Combhes-Dounous (L 27. Arch. Tarn-et-Garonne) ; il aurait fait à Montauban trois classes de reclus dont la première devait être déportée, la mesure ne fut pas exécutée (Mémoire du citoyen Rauly-Bonnefon au citoyen Fréron 28 ventôse an IH, collect. Em. Forestié; témoignage d’ailleurs suspect). Voy. sur la dénonciation contre Taillefer, Aulard, Jacobins, t. V, p. 496, et Procès-verbal de la Convention, t. XXIV, p. 342.
4. Envoyé par décret du 23 août dans le Lot-et-Garonne, la Dordogne et la Gironde pour faire exécuter la levée en masse, chargé le 11 novembre par la Convention d’aller épurer les autorités du Lot (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VIII, p. 340). I] fait incarcérer Combes-Dounous et met Sartre en réclusion dans son domicile (L 27. Arch. Tarn-et-Garonne). Voy. sur les méfaits qu’il cite, sa lettre de Toulouse, 21 frimaire, au Comité de Salut public (Aulard, ibid., t. IX, p. 335, et l’ « Essai historique et critique sur la Révolution française, par M. P. » (Paganel), t. IT, p. 188, 1815, 3 vol. in-8. Paganel Pierre, né en 1745 à Villeneuve d'Agen, prêtre, professeur de rhétorique au collège d'Agen, curé, procureur syndic du district de Villeneuve, député du Lot-et-Garonne à la Législative et à la Convention, chef de contentieux aux Relations extérieures sous le Directoire, chef de division en 1803 à la chancellerie de la Légion d'honneur, proscrit en 1816, passa en Belgique, mourut à Liège en 1826 (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. IE, p. 29).
l'unité du pays et toute entente avec l'étranger. Nous verrons plus
loin qu’elle sert aussi la patrie en réquisitionnant toutes les ressources et tous les bras pour la défense nationale.