‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 404 sur 889 · Lauvergne, passim et p · texte numérisé non relu

Lauvergne, passim et p

4. Chevalier, p. 69 et p. 80. Guérin dit que le Conseil exécutif et le Comité de Salut public ne manquaient pas d’aflidés dans Toulon (p. 304, note 2) ; le dossier des Archives nationales, les documents du ministère de la marine prouvent que, sils avaient beaucoup d’aflidés, ce qui n’apparaît pas, ils n'étaient guère renseignés par eux.

5. Chevalier, p. 72. Guérin, p. 300, 308. On voit par la page 23 du rapport que Jeanbon ne les croit pas.

certains d’avoir complètement démélé cet imbroglio qu'est l'affaire de la trahison de Toulon. Faudrait- il s'indigner alors si Jeanbon s'était grandement trompé ? :

Cependant, nous ne relevons dans son exposé, à part des inexactitudes de détail !, que peu d'erreurs. Il fait de Saint-Julien et de Gassin des héros et demande la mention honorable, pour la conduite: du premier, au procès-verbal de la Convention ?. les pièces qu’il avait à sa disposition ?, les assertions des royalistes et des Anglais permeltaient cette appréciation : le Comité de Salut public crut si bien à l'héroïsme de Saint-Julien qu’il le nomma, le 22 septembre, commandant de l’escadre de Brest, et le premier rapport d’un adjoint de Dalbarade, Adet, chargé le 6 septembre d’un service d'espionnage à Marseille, confirmait- celte idée *; la vérilé sur Saint-Julien ne devait être connue que plus tard “. M. Chevalier trouve Jeanbon mal venu à faire retomber la responsabilité de la trahison sur les officiers nobles, car la plupart des capitaines en exercice étaient des roturiers *; mais c’étaient bien des ci-devant que d’Imbert, de Goy de Bègues, Gavoty, et tous ceux qu’avaient emprisonnés les clubistes et qui, relâchés et restés à Lerre, enrôlés dans les sections, ont travaillé les états-majors et les équipages.

D’autres critiques sont plus justes. Jeanbon n’a pas avoué que lon aurait dû remplacer Truguet, il n’a pas parlé des offres de se retirer faites par Trogoff à plusieurs reprises, il a attribué toutes les nominations d’ofliciers contre-révolutionnaires, celle de Trogoff en particulier, à Taillevis exclusivement. Il est possible que Dalbarade aït trompé Jeanbon sur les deux premiers faits qui lauraient mis luimême en fâcheuse posture; sur le troisième, le ministre a abusé le Comité de Salut public dès le mois de juillet. Sans doute aussi, il faut le dire, le Comité de Salut public attaqué en juillet et août dans la personne de son ministre de la marine, menacé le 2 septembre par Billaud, en grand danger le 5 septembre, le Comité a

1. D’abord deux fautes d'impression : la lettre de Puissant mise au 28 août à la p. 59 et plus exactement au 3, p. 24; à la p. 93 le mot « lieutenant de vaisseau » est imprimé « lieutenant Devaux », alors que la lettre est signée de Gassin. Jeanbon (p. 30) dit que trois vaisseaux seulement manœuvrèrent pour barrer le passage à l’ennemi.

2. Le précis du marin de l’Orion, le rapport anonyme du 3 septembre, les lettres des Représentants du Peuple à Marseille, la lettre de Gassin, voy. Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. VIXL, p. 1, la nomination de Saint-Julien à Brest.

3. Rapport du 19 septembre (BB3 30, fol. 196). Le 6 septembre, Adet reçoit sa mission du Comité de Salut public avec 300,000 livres (Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. V, p. 295 et AF*n, 138). C’est sans doute alors qu'il quitte son poste d’adjoint à la marine. 11 sera plus tard ministre de France aux Etats-Unis (Guérin, p. 346 note).

4. Rapport d’Adet du 28 septembre (BB° 20, fol. 202). Un autre rapport anonyme du 15 septembre le qualifiera comme Trogoff de « infâme traître » (BB3 30, fol. 185).

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