‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 419 sur 889 · H. Carnot, t. I, p · texte numérisé non relu

H. Carnot, t. I, p

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à la veille du 9 thermidor contre le premier. Même dans chacun d'eux, les individus ne sont rapprochés que par la communauté d’attributions : Saint-Just admire Robespierre, mais lui est moins attaché qu’on le croit‘, entre les trois révolutionnaires il n’y a aucun lien d'affection, Carnot et C.-A. Prieur se tiennent ensemble à l'écart ?. Chacun, à part les relations de service avec ses collègues, vit dans son travail et s’y absorbe.

Jeanbon agit de même quand il est présent : âme fanalique et ombrageuse, peut-il s’abandonner avec Saint-Just, fanatique et ombrageux comme lui *, avec Robespierre, personnage soupconneux, roide et morose à qui les protestants sont peu sympathiques, ou avec Billaud, morne et méprisant *, avec Carnot, solitaire et grondeur, Prieur de la Côte-d'Or, méditatif et réservé ‘? Il est en bons termes avec Lindet, et Carnot l’apprécie f. Maïs il ne fraternise qu'avec l’expansif Prieur de la Marne et surtout avec Barëère. De ce dernier, il a fait son confident dès le mois de mars 1793 *, il le traitera plus tard de « franc et loyal garçon » qui veut le bien à. Et quoique tous deux soient du même pays, tous deux bavards, tous deux rapprochés par leurs occupations puisque Barère intervient souvent dans les affaires de la marine, cette amitié de l’ardent et austère prédicant réformé pour l’homme de convictions et de mœurs faciles qu'était Barère, doit étonner quelque peu. Nous nous l’expliquons par le jugement de Prieur de la Côte-d'Or sur Barère,

1. M. Aulard fait remarquer combien son discours du 9 thermidor le montre disposé à abandonner Robespierre.

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