‹ Le Conventionnel Jeanbon Saint-André 1749-1813Chapitre 470 sur 889 · BB? 38, fol · texte numérisé non relu

BB? 38, fol

3. Jeanbon et Bréard au Comité, ?, 14 et 18 brumaire (BB3 38, fol. 411, 417). Arrêté du Comité du 9 brumaire (Aulard, Actes du Gomilé de Salut publie, t. VIT, p. 119).

4. Voy. sur les ressources des ports secondaires BB#19, fol. 146, 148, 152, 154 et BBt 7, fol. 36 (les renseignements sur celui de Redon sont contradictoires). Lettres des Représentants au Comité de Salut public 14 et 18 brumaire. Lettres à Saint-Malo, Vannes, Bayonne, BB3 38, fol. 419 verso, 463 ; Registre [ de correspondance des Représen-

Comité de Salut public, d'accélérer par tous les moyens qui sont en son pouvoir les constructions déjà ordonnées et d’en commander d'autres ». Jeanbon disait aussi : « metlons en œuvre (toutes nos ressources, elles sont grandes, il ne s’agit que de savoir et de vouloir en tirer parti » ; et Bréard, à la nouvelle que le ministre avait pressé les armements, s’écriait tout joyeux : « Si ces ordres sont

exécutés, nous pouvons espérer de fairerepentir les Anglais de leurs

trahisons !. »

En attendant d’avoir des effectifs assez considérables pour frapper un grand coup, Jeanbon et son collègue n'avaient pas l'intention de laisser inactive l’armée navale qu’ils possédaient. Lors de la rentrée de cette flotte à Brest, le Comité de Salut public avait prescrit son retour au large dans le plus bref délai possible. Il fallait préalablement la ravitailler, la mettre en état de tenir de nouveau la mer, et ces préparatifs, l'enquête sur l’affaire de Quiberon, l’épuration qui suivit prolongèrent le séjour. au”mouillage. Les Représentants ne s'y résignaient qu'à grand’peine. Déjà le 23 vendémiaire (14 octobre), ils écrivaient au Comité de Salut public, « nous vous proposerons un plan d'opérations navales pour la campagne d'hiver qui tiendra nos flottes en activité et qui contribuera à la gloire de la République ? ». D'autre part, ils voulaient avoir constamment des

frégates en cie de la sorteleurs équipages et officiers s’exer-

ceraient, en même temps que leurs prises sur le commerce ennemi apporteraient à nos magasins démunis un supplément de ressources bien précieux : « Que ne ferions-nous pas contre le commerce ennemi si nous avions un plus grand nombrede ces bâtiments », s’écriaientils. Concurremment avec les frégates, ils souhaitaient qu'on utilisât les corsaires condamnés à l’oisiveté depuis l’émbargo, c’est-à-dire depuis le 22 juin. « Il est lemps de tomber sur le commerce ennemi et de lui faire le plus de mal que nous pourrons », déclarait Jeanbon le 27 vendémiaire, el « il y aurait des encouragements à donner aux corsaires de vingt canons et au-dessus dont le nombre suppléerait à certains égards aux frégates el corveltes qui nous manquent ». Il observait aussi que cet embargo faisait murmurer les armateurs. On l'avait établi pour compléter les équipages des navires de l'État

tants. Arch. commun. Brest. « La République n'exigera jamais que les citoyens qui traitent avec elle éprouvent la moindre perte sur des travaux qu’ils n'auraient entrepris que pour l'utilité générale, disent le 11 vendémiaire Carnot et Collot d'Herbois à Dalbarade (BB 35, fol. 202).

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