AFr1 268, AF
5. Registre de délibérations du conseil général du district d’Avranches (Arch. de la .Manche. Saint-Lô), 10 frimaire. Sur ce René-Félix Tesson, voy. Sarot, Etude historique sur la commission militaire révolutionnaire élablie à Granville, Coutances, 1876, in-8, pp. 53-58. Berriat Saint-Prix, La justice révolutionnaire à Paris et dans les départements, Paris, in-8°, 1868, p. 211, et Wallon, Les Représentants en mission, t. 1, p. 384, semblent le confondre avec Romain Tesson, vieux prêtre cité comme ayant fait un don patriotique au procès-verbal de la Convention du 23 thermidor an Il (procès-verbal, t. XLIII, p. 144). René-Félix Tesson, condamné à mort, fut exécuté le 16 nivôse an II (Sarot, p. 59).
6. AFn 30, 268. Dans la Réponse de Jeanbon à la dénonciation des citoyens de Brest
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Jeanbon se porta ue sur Cherbourg. Le 13 frimaire, le Comité de Salut public lui avait écrit que sa présence y était très nécessaire : «Il faut rétablir dans cette ville l’activité du service. Tu auras tout à voir et peut-être aussi tout à faire », et il lui recommandait de visiter les côtes, les forts, Barfleur en particulier. « C’est peut-être par-cet endroit qu'une descente serait le plus praticable ? ».
Le conventionnel arriva à Cherbourg dans la nuit du 17 au 18 frimaire (7 au 8 décembre). Il réclama le lendemain, de tous les chefs civils et militaires, « des états qui m'instruisent nettement de toutes les parties du service de la République », et il écrivit au ministre de la marine de correspondre avec lui *?. Sa mission présente se ratlachaït ainsi à celle qu’il avait naguère à Brest et Lorient. 1] trouva une garnison exclusivement composée de troupes de nouvelle levée, un conseil de guerre et un commandant peu capables, point d'officiers du génie, Le Carpentier les avait destitués. Les forts manquaient de bons canonniers, et même les pièces de marine avaient été enlevées pour garnir la ligne de retrañchements élevés en travers du Cotentin‘. Jeanbon constata du reste que sur tous les points de la côte un
débarquement était possible, et dans l'impossibilité de fortifier la
ligne entière du littoral il insista auprès du Comité de Salut public pour qu’on maintint et qu'on accrût une armée des côtes de Cherbourg. 11 demanda aussi deux généraux : l’un pour cette armée,
Jautre «attaché spécialement à la presqu'île du Cotentin et résidant
à Cherbourg ». Pour le moment, ces deux officiers, il ne les avait pas, et faute de conseils il prit des mesures « à tâtons », craignant sans cesse de faire « trop ou trop peu » *.
Il porta surtout ses regards sur la marine. Cherbourg n’était pas encore le grand port militaire de la Manche. Sous Louis XVI, trois
on lit, à propos de sa mission dans la Manche : « qu’on demande à la veuve infortunée de Tanqueray, tombé sous le fer révolutionnaire, ce que j'avais fait pour son mari et pour quelques autres. Son mari a été moissonné et son âme sensible a cru néanmoins me devoir de la reconnaissance ». 11 s’agit de Ch. Antoine Tanqueray, maire d'Hyenville, compromis dans le mouvement girondin, incarcéré le 23 août, relâché le 9 floréal, réincarcéré par Le Carpentier et envoyé au tribunal révolution-
-naire de Paris, guillotiné le 3 thermidor an IT (Sarot, La Terreur dans le deéparte-
ment de la Manche, Paris, 1877, in-8°), mais sur l'intercession de Jeanbon en sa faveur nous ne savons rien. De même Jeanbon dira le 9 prairial an [IL à la Convention, à propos de cette même mission : « J'ai sauvé des mains d’un comité révolutionnaire des victimes destinées à la mort » (Moniteur, t. XXIV, p. 574); nous ne
.Savons de quoi il s’agit.