AF1r
2. AFr1 268, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. IX, p. 121.
3. Jeanbon au Comité de Salut public, Cherbourg, 18 frimaire (AF11 300, Aulard, Actes du Comité de Salut public, t. IX, p. 264) voy. aussi AFu 120, 296.
4. Cherbourg avait été mis en état de défense, puis dégarni des troupes envoyées à Ernée-(Aulard, t. IL, p. 3, AFu 169, Guerre : armée des côtes de Cherbourg, AFn 268 et 121).
5. Au Comité de Salut public, or 20 frimaire (AF11 268, Aulard, t. IX, p. 312).
forts et la digue du Nord, destinée à fermer la rade, avaient été construits, mais les jetées de l’Ouest et de l'Est étaient seulement en cours d'exécution. Tels quels ces travaux donnaient aux habitants l'espoir
que le gouvernement ferait de Cherbourg « un port’très intéres-
sant », ‘cela soutenait leur zèle patriolique, et la Société populaire à laquelle s'étaient fait affilier les équipages et officiers des avisos en station, s’ingéniait à trouver des ressources pour la marine. Il y avait sur les chantiers des bâtiments en construction ou en radoub, le bois était à proximité et en abondance, l'ingénieur-constructeur Ozanne avait du talent ‘. Jeanbon prit des mesures pour activer les travaux. Mais, écrivait-il, au Comité de Salut public, le 20 frimaire (10 décembre), « dans le compte qui m’a été rendu de l’état du port, j'ai vu avec surprise qu’on se dispose à mettre en chantier deux frégates de 30 canons de 24... . il:est impossible que des frégates de cette force soient d’une bien gfande utilité, elles ne peuvent pas se battre en ligne comme des vaisseäux et leur marche est en général très médiocre. Ainsi, dans tous les cas, elles ont un très grand désavantage, car la première et la principale force d’une frégate doit être Ja supériorité de sa marche. Si vous aviez besoin pour vos armées de terre d’un renfort de cavalerie légère, vous méprendriez-vous au point de les monter et de les armer comme la cavalerie pesante »? A son avis, tant que les grands travaux projetés pour le port n'étaient pas terminés, Cherbourg devait construire surtout des corvettes canonuières, et le conventionnel fit modifier dans ce sens le plan d’un des bâtiments en chantier. À la station, Jeanbon voulait absolument attacher trois fortes frégates et deux corvetles, car le poste était excellent pour inquiéter le commerce ennemi, et depuis la prise de la frégate Za Réunion nos forces sur ce point étaient réduites -à une corvette et de petits avisos ?., Aussi ordonna-t-il l’établissement de nouvelles cales de construction, et la suppression sur les bâtiments en cours d'exécution des aménagements en bois destinés au logement des officiers, ils seraient provisoirement en toile et la construction serait plus vite terminée. Il fixa même au 26 frimaire le lancement d’une corvette, la baptisa du nom de Châlier, le martyre maratiste des Lyonnais, et lui nomma un état-major ?.
__ Toutes ces occupations ne l’empéchaient pas de suivre attenti- -vement ce qui se passait à Brest, d’où Bréard l’avertissait de la ren-
1. Ibid. Cf. Garnier de Saintes demandant au ministre des constructions pour la marine à Cherbourg, « ville très patriote, port très précieux » (BB3 38, fol. 24). Voy. aussi Reg. des délibérations du club du 13 mai 1792 au 11 ventôse an II. Arch. commun. Cherbourg. Sur les ressources BB3 38, fol. 24, AF11 169. Ozanne, né à Brest en 1737, avait fait l'éducation maritime de Louis X VE, ingénieur ordinaire des constructions en 1790, sous-chef d'administration à Toulon, en 1793, s’en échappa le 30 septembre, ingénieur de première classe en 1800, capitaine de vaisseau en 1801 (État de la marine de 1790, Gloires maritimes).
2. Jeanbon au Comité de Salut public, 20 frimaire; AFurr 268, AFtr 120.
3. BB 20, fol. 224, Jeanbon au Comité de Salut publie, 1e" nivôse (Aulard, Actes du Comilé de Salut public, t. IX, p. 565), AFu 268.
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